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vendredi 6 juillet 2012

Les dessous de la saga Fièvre par Karen Marie Moning




Ma petite vulve en émoi,

Il faut que tu saches que parfois, souvent même, j'erre comme une âme défraîchie sur le site de la Karen. j’espère toujours trouver une info qui m'aura échappé.
Et là que vois-je mon petit caribou?
Nan pas des photos de JZB nu sous sa douche.... de toutes façons on les a déjà.
Mais un titre qui attitre mon oeil morne "les dessous de la saga fièvre". "Whaowwwwwwwwwwwww" que je me dis l'haleine vanillée. "Comment Jaja t'as pu passer à coté de ça?"

De suite je m'essaye à la traduction mais comme j'ai le niveau d'Anglais de Mia Fraye je demande de l'aide. Et là tu peux remercier Pat, lui faire une Ola touffe au vent parcequ'elle a asssuré grave de la tourette. Le lendemain j'avais tout l'article traduit dans ma boite. 
Alors si tu te demandes qui est Pat c'est une des tauliere de la bulle, elle est capable d'imiter Gerard Depardieu devant Damon sans moisir de l'aiselle et ça c'est beau. Alors big kiss chantilly in your face ma Pat.

Bon ben je te laisse jouir de ce que nous offre la Karen.




Beaucoup de gens m’ont demandé quelle était la chose la plus difficile à écrire dans la saga Fièvre. Honnêtement, la chose la plus difficile c’était que cela n’a suivi aucune des règles auxquelles j’étais habituée pour écrire. J’ai dû abandonner les problèmes de contrôle et sauter dans la foi.

La saga entière m’est venue une nuit dans un rêve. J’ai dit cela dans une interview récente et la personne qui m’interrogeait m’a regardée de façon étrange et dit, « Waouh ! Ca a dû vraiment être un rêve très long.

Il ne l’était pas. Dans le rêve, on ne m’a pas véritablement raconté l’histoire, ou je ne l’ai pas vue se dérouler. J’étais en train de lire un livre, tournant les pages de plus en plus vite, en me faisant trainer par la gorge. La sensation était à la fois exaltante et inconfortable. J’en tremblais de le lire. Je n’aimais pas les choses auxquelles je m’accrochais de façon compulsive. Cela a été une relation d’amour-haine dès le départ.

Lorsque je me suis réveillée après ce rêve, je me suis exclamée sans réfléchir – sinon je me serais rendue compte que j’étais en train de m’engager dans un de ces contrats qu’on signe avec le sang- oui oh oui. Je veux écrire une histoire comme celle-là !

Le barrage s’est ouvert. La saga toute entière s’est déroulée dans mon cerveau comme         un jet sur une phrase de Dan Simmon. Pas morceau par morceau. D’un coup. Une minute je ne l’avais pas, la minute d’après je l’avais. Complet avec les noms des tomes, des personnages, les aléas de l’intrigue, même le nombre de tomes il devait y avoir et où chaque tome devait s’arrêter.

J’y ai résisté pendant des mois. Parfois, je faisais un test quand je n’avais rien à faire juste pour me rendre compte à quel point ça n’avait pas de sens pour moi de l’écrire. Ce n’était pas mon type d’histoire du tout. C’était à la 1ère personne, pas à la 3ème. Il n’y avait pas de héros ou héroïne véritablement défini. Ca s’arrêtait sur des cliffhangers et s’étalait sur 5 tomes. Ensuite, il y avait ce fait troublant qu’il n’y avait pas cette “romance” traditionnelle qui était précisément ce que mes lecteurs appréciaient dans mes livres. Il n’y avait que des nuances de gris, pas de blanc ni de noir. Même pire – elle m’a fait réfléchir. J’ai lu pour m’échapper.

J’avais réussi ma carrière en écrivant des romans d’amour uniques avec de vraies fins heureuses. Non seulement il n’y avait aucune raison pour que je change soudainement de genre, mais il y avait aussi une raison irrésistible pour moi de ne pas le faire.

Déterminée à ce que la saga Fièvre trouve un autre écrivain, je me suis assise pour écrire un autre roman d’amour unique à la 3ème personne. Le filet de sécurité autour de moi, la barre dans la main, je savais comment m’y prendre.


Rien ne vint.

Je me suis assise là pendant 3 mois à regarder mon ordinateur. Rien ne vint.


J’ai proposé des négociations innovantes à plusieurs dieux pour un peu d’inspiration (ignorant l’énorme inspiration qui me bloquait). J’ai noté toutes les raisons pour lesquelles je ne devais pas écrire la saga Fièvre. J’ai noté toutes les raisons pour lesquelles je n’allais pas faire de changement dans ma carrière. J’ai refusé obstinément d’écrire le 1er mot du 1er livre.

[En aparté, je ne savais pas à ce moment là mais je l’ai su très vite, que j’avais été mordue par une tique qui m’a transmis la maladie de Lyme et j’étais sur le point de m’embarquer pour un voyage de 5 ans en enfer aller/retour pendant qu’elle envahissait mon système nerveux central et m’a handicapée. Comme Mac, j’étais heureuse et insouciante. Je pense que les leçons qu’on doit le plus apprendre sont généralement à porter de main]

Je me souviens du jour où je me suis assise à mon bureau et où j’ai regardé l’écran de mon ordinateur pour le 95ème jour consécutifs de pages blanches, et comme dans un état second, je pris un stylo noir et écris sur les murs le titre de chaque tome : Fièvre Noire, Fièvre rouge, Fièvre Fae, Fièvre Fatale, Fièvre d’ombre.

Je me suis assise et j’ai regardé le mur, réfléchissant à la difficulté que représente un changement de carriere dans ma vie.

Et puis je me suis souvenue de Dune  de Frank Herbert quand j’étais adolescente, traversant des moments difficiles. Je me suis souvenue avoir découvert le mantra de Bene Gesserit : je ne dois pas avoir peur. La peur tue l’esprit. La peur c’est la petite mort qui apporte l’obstruction totale. Je vais affronter ma peur. Je vais l’autoriser à passer au-dessus de moi et à travers moi. Et lorsqu’elle sera passée, je regarderai son passage avec mon œil intérieur. Quand la peur sera passée, il n’y aura plus rien. Il ne restera que moi.

Je me souviens de toutes ces fois dans ma vie où je me suis remémorée ce mantra, mot pour mot et à quel point j’en avais besoin. Je me demandais où je serais si je ne l’avais pas. Comment j’y serais arrivée.

J’ai eu un déclic dans ma tête et je me suis levée et écrit les phrases suivantes: "L’espoir rend fort. La peur tue."

J’ai commencé à écrire Fièvre Noire ce jour là.

Il y a eu des moments où j’ai détesté avoir commencé cette saga. Il y a eu des moments où je l’ai savourée. Des jours où je me suis sentie maudite par cette saga, et d’autres jours où elle m’a bénie. Je n’ai pas toujours aimé les personnages, je n’ai pas toujours été d’accord avec les choses qu’ils ont faites. En fin de compte, tout ce que je peux dire c’est ça :

L’histoire est venue vers moi. Je l’ai racontée. Je suis contente de l’avoir fait.








  • Le monde de Fièvre est un monde sombre, percé rarement par la lumière, littéralement et métaphoriquement. J’ai gardé en tête la fameuse citation de Kahlil Gibran pendant que j’écrivais: “Plus profondément le chagrin creusera votre être, plus vous pourrez contenir de joie.”
  • Je voulais explorer deux personnages totalement différents: une innocente qui n’a jamais connu le chagrin d’aucune sorte et que les seules règles qu’elle suivait venaient du Guide du Barman pour Mixer des Boissons Parfaites pour les Soirées, et un limite sociopathe qui s’est construit ses propres règles d’éthique. Je voulais leur donner à chacun quelque chose qui changerait leur vie puis m’assoir et les observer dans ce changement. Je voulais capturer le monde d’urban fantasy comme étant le pivot de la transformation initiée – pas après que les vampires aient été découverts, ou une fois que les morphes/sorcières/zombies aient des droits. Je voulais chroniquer les personnages qui étaient sur la ligne de front avant que les murs ne soient abattus, et voir comment ils se comportaient alors que leur monde s’écroulait.
  • Quand chaque roman que je prenais en librairie annonçait: héros vampire/loup-garou/démon sur la couverture, et dont le marketing était basé sur cette note de créatures mythiques paranormales, je voulais écrire une histoire avec un personnage masculin au centre qui défiait les standards, et qui ne s’y plierait pas. Je voulais que le lecteur choisisse de le prendre ou de le laisser sans la facilité d’une caricature de héros torturé pré-emballé qui sortirait de ses standards, et pas de réponse facile sur est-il gentil ou est-il méchant. Je voulais écrire sur une créature paranormale et ne jamais dire au lecteur qu’il l’est, parce que j’étais persuadée qu’ils finiraient par voir plus clair en lui de par son comportement quotidien, que par la vue distordue de la légende de quelqu’un d’autre.
  • Barrons dit, “Jugez-moi par mes actions” et le lecteur en fait de même. A la fin de la saga, je veux que le lecteur réponde à cette question : Qui ou qu’est Barrons ? de la même façon que Mac le fait : on s’en fout ! Il est Barrons.
  • Dans la veine de montrer, et pas dire, je veux que mes personnages s’aiment – mais qu’ils ne se le disent jamais. Je le montrerai dans leurs actions, dans les choix qu’ils font. Les mots sont faciles ; les mensonges aussi faciles que d’ouvrir la bouche et respirer.
  • Bien que Mac commence en tant qu’innocente, elle ne le reste pas longtemps. Le meurtre brutal de sa sœur l’emmène à Dublin en quête de justice et de vengeance. Avec la mort d’Alina, son quotidien bascule rapidement du soleil et des doux rêves vers un monde souterrain sombre, terrifiant avec des monstres à tous les coins de rues. Il pleut sans arrêt là où se trouve Mac, dans sa tête et dehors. La plupart des actions importantes se passent la nuit, dans une zone urbaine décadente. Je veux atteindre ce sentiment : quand le soleil réussit à faire une apparition au milieu de la masse de nuage au-dessus du district de Temple Bar, ou qu’un fée éblouissant se balade sur la page, l’effet laissé doit ébranler, laisser sans souffle.
  • Je veux que la saga fonctionne comme une tête de Janus avec plusieurs niveaux, surlignant les contrastes  et créant une atmosphère tendue entre les opposés compressée dans une réalité volatile pour illustrer ce que voulait dire Jean Paul Sartre dans L’Etre et le Néant quand il explore le concept de l’angoisse au point de la liberté absolue : la seule chose qui importe est les possibilités, ce que vous choisissez, ce pour quoi vous vous engagez. Tous les potentiels existent dans chaque personnage, à chaque moment. Ce sont leurs actions qui les défini et les singularise.
  • Lorsque l’on fait connaissance de Mac la première fois, la seule difficulté qu’elle ait jamais rencontrée c’était de couper du citron pour le mettre au goulot d’une bouteille fraiche de Corona pendant qu’elle trainait à la plage à jouer au volley-ball. J’aime ça chez elle. Elle va être facile à briser. Je me demande comment elle va se relever. Le meurtre ignoble de sa sœur est seulement le début de sa chute. Barrons, quant à lui, sera difficile à abattre.



SPOILERS 


Au moment où Mac rencontre le Fear Dorcha dans Fièvre d’Ombre, le 5ème et dernier livre de la saga, elle aura été torturée, violée en groupe, sera devenue Pri-ya, aura survécu à des tentatives de meurtre de toutes parts, aura eu ses parents kidnappés, découvert que ce ne sont même pas ses parents, et sera venue à suspecter – et à raison – que de tous les monstres auxquels elle aura eu à faire face depuis la mort de sa sœur, elle est possiblement le pire. A ce moment là, elle doit redresser la tête, les épaules en arrière, le dos droit, inébranlable.


Jericho Barrons dit que la seule réalité que vous pouvez contrôler c’est celle que vous avez envie d’affronter – et qui voudrait vivre dans une réalité qui est contrôlée par quelqu’un d’autre ? C’est une cage, peu importe qu’elle soit dorée. La croyance de Sartre dans la mauvaise foi est la plus grande hypocrisie et absurdité pour lui. Chaque mensonge qu’une personne dit forge un nouveau maillon dans la chaine qui vous retient. Barrons se préoccupe uniquement de cela : à combien de vérités pouvez-vous faire face ? A quel niveau de liberté osez-vous vous situer? Si le choix est vôtre – et il l’est – ne souhaiteriez-vous pas être totalement libre? Le plus clairement vous voyez qu’il n’y a rien qui vous retient, le plus de pouvoir vous avez pour créer ce que vous ne voulez pas. Barrons comprend cela et parce qu’il le comprend, il est véritablement libre. Pour cette même raison, il est Roi Unseelie dès le départ.

V’lane aussi le comprend, et est un autre héros de l’ombre, un faiseur de beaucoup de bien ou de beaucoup de mal dépendamment des standards par lesquels il est jugé. Comme le roi dira à la fin de Fièvre d’Ombre, dans une autre réalité, V’lane serait devenu le roi et Barrons serait devenu Cruce, ou Barrons serait devenu le roi et aurait emprisonné la Guerre, peut-être que V’lane aurait été Barrons… peut-etre que quand il s’agit de Mac, il l’est… mais cette fois ci, il n’a pas la fille. Les trois : Barrons, V’lane et le roi auraient pu être l’autre à peu de choix près.

Mac peut à peine évacuer l’angoisse existentielle mais elle va s’appliquer tête baisser à le faire au quotidien, et ce faisant devenir fascinée par les deux mâles presque omnipotents qui sont aussi dangereux qu’attirants. Une femme n’arrive pas avoir quelque chose comme Barrons ou V’lane sans en payer le prix fort. Mac 1.0 est comme un paon, un mâle prétentieux se baladant en montrant son plumage fabuleux, essayant d’attirer l’attention du roi de la jungle, mais pour survivre dans le lit de Barrons il faudra qu’elle perde sa queue de plumes et qu’elle se forge des griffes. En partie paon, en partie lion, Mac 5.0 ne saura plus qui elle est et ne s’en préoccupera pas parce qu’elle sait ceci : elle est incassable et elle aime ça.

Mac, Barrons et V’lane sont compliqués, des personnages conscients de qui ils sont. Tous sont imparfaits. Il n’y aura pas de héros dans cette saga bien que cela soit discutable. Avec une petite contorsion à la loupe, ceux qui sont perçus comme les méchants peuvent être vus comme les héros, et les héros comme des méchants. Cela devient totalement subjectif et laissé à l’appréciation de celui qui en fait la chronique. Je peux éventuellement le dire du point de vue de quelqu’un d’autre.


Notes sur les personnages.





Jericho Z. Barrons: Barrons est dur, froid, une machine à tuer brutalement efficace, intelligent, rusé et complètement concentré sur ce qu’il veut à tout moment. Il sourit rarement et lorsqu’il le fait, c’est un sourire bref, un faible soulèvement du coin de ses lèvres – jamais un sourire franc. Depuis qu’il a rencontré Mac, il a souri à plusieurs occasions. Une fois, il a ri à gorge déployée.  JZB n’est pas un homme qui montre sa joie. Au mieux, il montre un calme auto-satisfait, un gros chat au repos. Sévère, interdisant, contrôlant, un homme d’une grande discipline, il montre de la colère, de la moquerie, de la compétition, de l’ironie, de la sexualité à l’état brute, une furie animale, mais pas de tendresse. C’est un homme dur. Il n’y a pas de faille dans son mur à part celle où Mac arrive à se glisser – et il déteste ça mais il l’accepte parce que c’est la vérité et prétendre le contraire serait une perte de temps futile. Qu’il aime ça ou pas, il l’a dans la peau et elle le fait bander beaucoup plus que n’importe quelle autre femme qu’il ait eue. Il ne perd pas de temps à chercher le pourquoi du comment et à résister à l’effet qu’elle produit sur lui. Il concentre son énergie comme un laser, coupant et mortel, en réarrangeant la réalité pour obtenir ce qu’il veut. Depuis le moment où il a rencontré Mac et accepté qu’il la voulait, il l’a modelée de façon impitoyable, la façonnant pour qu’elle devienne ce qu’il veut. La seule question qu’il se pose est : survivra-t-elle à ce qu’il lui fait subir ?

MacKayla Lane: Mac est une femme sur le point de… tout: un épisode totalement psychotique, une épiphanie de changement de vie, devenant quelque chose de vraiment bon ou de vraiment démoniaque. Elle se sent souvent bi-polaire – parce qu’elle l’est. Une fille gentille, du sud, avec des goûts raffinés et de bonnes manières, elle est une étoile brillante avec un grand trou noir au centre qui engouffre tout. Le mal qu’elle a chassé de façon tellement assidue, l’hypnotiseur, le monstre de destruction qui tue les âmes qu’elle a traqué dans les rues boueuses de Dublin – c’est elle. Chaque incantation noire, tout le pouvoir dangereux, la rage et la fin vicieuse se tapissent derrière elle. Il n’a jamais été question de la laisser trouver cela dans les rues avant qu’elle ne le trouve en elle.



V’lane : V’lane a eu un journaliste pouilleux. Il est le seul personnage central masculin à qui j’ai donné un label : Seelie, Fée brillant de mort-par-le-sexe, érotique, intelligent, avec des couilles et pas moins sociopathe que Barrons. Avec V’lane, je ne peux pas m’empêcher de jouer au jeu « et si » : et si la nuit ou Mac a foncé dans la zone fantôme pour y chercher un refuge, elle avait trouvé V’lane au lieu de Barrons Books & Baubles ? Et s’il l’avait emmenée au pays des fées et lui avait dit la vérité, toute la vérité cette toute 1ère nuit ? Aurait-elle été prise dans sa volonté de sauver ses frères prisonniers ? Dans quelle mesure est-il différent de Barrons et de ses pairs ? V’lane se serait peut-être rebellé contre les volontés du roi Unseelie mais il essayait seulement de rendre sa liberté au reste des Unseelie. Il était beau, puissant, il aura pu quitter la prison de glace et les abandonner, et poursuivit son propre plaisir. Mais il voulait que tous les Unseelie aient une chance au soleil et dans la beauté du monde. Il était un combattant de la liberté, un renégat, parti en croisade déterminé, rusé, patient, vaillant. Le monde n’a-t-il pas besoin de la guerre ? N’est-il pas la seule raison pour laquelle les tyrannies sont renversées, les empires tombent et les humains changent ? La guerre est le catalyseur, le moyen avec lequel ceux qui ont tort reviennent à la raison, les échelles rééquilibrées, et le monde transformé. V’lane n’est il pas le vrai héros ?




Alors??????
C'est pas jouissif d'entrer dans les coulisses de cette saga?
Elle est completement baréée la Karen et c'est aussi pour ça qu'on l'aime tant
YMCA dans ton corps.

samedi 5 mai 2012

Scène supprimée de Fièvre Fatale, tome 4 des chroniques de Mackayla Lane.





Salut mon petit doubitchou,


Alors que j'errai telle une âme en peine dans les méandres du site de la Karen, vla ti pas que mon oeil hagard s’arrête sur "deleted scene"


Là je me dis que j'ai du trop abuser des shokobons et que j'ai une hallucination chocolatée. J’éteins le site, je fais le tour de moi-même, tape dans mes mains et me remet sur le site. Et là joie dans mon pancréas fatigué, c'est bien une scène que je n'avais jamais lu qui s'offre à moi, nue enrobée de nutella.

ALors bon comme j'ai pas envie de jouer ma conasse, je me suis dis que j'allais vous la faire partager et meme vous la traduire. Ya mes deux plus anciennes BAA, Sandy et Léa qui m'ont donné un énorme coup de main et c'est comme ça que je t'offre sur un plateau d'argent ce qui suit.

...............


Cette scène a été écrite avant que je ne termine l’écriture de Fièvre Faë, c’est une sorte d’aperçu du futur, comme une « ligne directrice » qui vise les émotions de mes personnages. Au moment où j’ai commencé à écrire Fièvre Fatale,  je n’aimais plus cette scène. Il faut savoir que dans l’ensemble, j’ai peu de scènes supprimées, mais par contre, j’ai beaucoup de notes et de résumés rapides de la situation de ce genre. 


.............


"Vous n'êtes pas la seule putain de personne que j'ai marqué!Barrons frappa violemment son poing contre le mur qui se trouvait juste derrière ma tête. Des débris de plâtre recouvraient mes épaules.

Oh, vraiment? Je n'étais pas la seule à me promener avec une marque sur moi que je ne voulais pas? Nos regards se verrouillèrent l’un à l’autre et je sursautais. Était-il vraiment en train de me laisser voir ceci, ou me donnait-il accès à cette fenêtre intime qui donnait sur son âme ? Comme s'il en avait une. Il ne méritait pas moins.
Il ne l'avait pas fait pour me sauver. S’il avait couché avec moi c’était seulement parce que c’était le seul moyen qu’il avait pour continuer à m’utiliser. De retour de mon Camp spécial Pri-ya, il avait couché avec moi uniquement pour reprendre mes services, gardant toujours une avance sur ses ennemis. 



Et pour la première fois depuis ce matin, il s’était levé et était sorti, me laissant douloureusement, et horriblement consciente, à la fois de qui j'étais et où j’étais - dans le lit de luxure gorgé de Jericho Barrons, sur le point de le supplier de ne pas me laisser, alors que j’étais en pleine possession de mes sens- Je pouvais voir que tout cela ne l’avait pas laissé aussi intact que je l’aurais pensé. Comme il avait essayé de me le faire croire.







Je cherchais son visage.. Sous son œil gauche, un petit muscle se contractait, se tendait, et à nouveau se contractait. Cette infime trahison chez Barrons était l"équivalent chez une personne normale d'une crise d’hystérie. 

Oh, non, il était loin d’être indifférent et intact à ce qui s’était passé.
S’était-il tenu en dehors de ma porte comme je m’étais tenue en  dehors de la sienne, poings aux côtés, babines retroussées? 
L’avait-il aussi mauvaise que moi ? Cela le rongeait-il de l’intérieur, avec les mêmes petites dents tranchantes et pointues qui ne me laissaient pas dormir. 

Oui, cela le travaillait. Je pouvais voir la rage due à ce désir inassouvi dans chaque ligne de ce visage sombre et stoïque, ce visage qui avait été gravé au fer rouge en moi. Je n’étais pas la seule qui restait éveillée la nuit, étendue sur le lit, fiévreuse dû à mes souvenirs, me débattant, me tournant dans tous les sens, remuant dans les draps, brûlante – non pas dû aux séances de sexe eues avec les Faës, mais brûlante à cause de lui, putain de merde, brulante pour lui.

Je me souvenais être complètement nue, de corps et d’esprit, tremblante de besoin. Je me souvenais de lui, un animal sauvage. Plus tard, je me souvenais de moi le chevauchant, le maintenant et exigeant de plus en plus de lui parce que Jericho Barrons ne pouvait pas s’épuiser. Rien ne l’épuisait. PEU IMPORTE ce qu’il était. Il était sans limites. 


Il n'avait pas effacé les marques des Princes Faës, il avait brûlé la sienne  à l’intérieur des leurs jusqu'à ce que je ne puisse plus distinguer la forme des marques qu'ils avaient laissés. Il avait couvert leurs cicatrices avec une plus grande, en me marquant de la sienne. Le bâtard. Et si j’étais parvenue à discerner une partie de lui en retour-


" Bien , "dis-je, durement et doucement. "Bienvenue dans mon monde, Barrons. J'espère que ça fait mal comme l'enfer. "



Sa main était posée sur ma gorge et mon dos était contre le mur. Je ne pouvais pas respirer. Je n’en avais pas besoin. Il était en train de me toucher. Deux énormes aimants, se repoussant et s’attirant; une loi d’attraction et de répulsion naturelle, universelle, pas du tout une question de volonté. L’air entre nous crépitait d’énergie. Est-ce que je sentais bien de la chair qui brûlait ?


"Bien?" Dit-il doucement ; et fixer  ces yeux noirs était comme s'enfoncer dans les ténèbres, jonchés de démons dans le couloir du miroir Unseelie de son bureau.

"Vous pensez que c'est une bonne chose que sois obsédé par vous? Ma chère, très chère, sanglante idiote, suicidaire Mademoiselle Lane ; vous n'avez aucune putain idée de ce que me fait votre parfum dans ces narines, de ce que me fait votre gout dans ce sang, sinon vous fuiriez. Vous fuiriez pour sauver ce qui reste de votre vie. "




Il virevolta, faisant flotter son long manteau noir, passa la porte et disparut.

Je regardais fixement le crépuscule, à l’endroit où il avait disparu.. La tombée de la nuit peignait l’allée en pierre, l'une de ces nouvelles nuances Faës qui n'existaient pas avant que les murs s’écroulent autour de nous, un rêve argenté violet, une toile d'araignée avec des rayons de lune qui était étrangement belle. Je grelottais. Je détestais les nouvelles couleurs. Elles étaient en quelque sorte ... tout simplement ... fausses.


Je me débarrassais de cette image de la tête. 

Obsédé, avait dit Barrons

Je souris Bien.




Source : http://www.karenmoning.com/kmm/dreamfever/dreamfever-deleted-scene.html


...................................................................




Voilà mes asticots.
Alors vous la connaissiez?
Vous en pensez quoi?







mercredi 11 avril 2012

Scène supprimée dans "Shadowfever/ fièvres d'ombres"

Oui ma chattounette, tu as bien lu le titre. ET nan ce n'est pas moi qui ai sniffé un peu trop longtemps l'engrais de ma pelouse.

Oui dans quelques lignes tu vas découvrir une nouvelle scène avec du grand JZB.
Ou la la je sens que j'en ai perdu quelques unes, que le coeur a du lâcher pour certaines. Allez on se reprend, on  respire et on fait entrer l'esprit du Unagi  en soi. Si tu as toujours du mal à reprendre ton souffle alors cours prendre ta ventoline un sac papier et reviens par ici.

Il y a quelques jours je reçois des messages sur la page facebook de Sophie et Séverine qui me demande l'air de rien si j'ai la scene supprimée de "fievre d'ombre". Alors tu te doutes que je me suis pas mal interrogée le mamelon pour savoir si elles avaient pas aussi les même vices que moi en terme de drogue avant que mon intestin grêle décide de danser la lambada avec mon pancreas.
Quelques minutes plus tard j'avais un chapitre entier dans ma boite mail. 
Je peux te dire que j'ai sauté, tapé dans les mains fais un tour sur moi-même et que j'ai ondulé mes miches pendant au moins 30 secondes.

La scène est en VO. Que cela ne tienne même si j'ai le niveau de Dora je peux le faire. YOU CAN DO IT JAJA. Et je sens tout le potentiel de cette scène me parcourir.
Alors je me décide à en faire une traduction tant bien que mal. Sans m'en rendre compte il ést déjà 2h du matin, j'ai les yeux qui sortent de mes orbites et mon palpitant qui bat trop fort. Je viens de replonger dans l'univers des chroniques et c’est trop bon.


Ben quoi j'ai une vie aussi. c'est ça être accro?



Je me suis quand même pas gênée pour demander de l'aide pour la traduction et c'est comme ça qu'on est arrivé à ce résultat.

Allez cher BAA, délectes toi............. c'est cadeau






Karen Marie Moning :


Il arrive que parfois les personnages ne veuillent tout simplement pas coopérer. Mac et Barrons ont continué à essayer d'avoir des relations sexuelles avant que le moment soit venu,  s’éloignant du chemin que l’histoire devait prendre. J'ai finalement écrit une scène de sexe pour les tenir occupés, pour que je puisse écrire correctement le livre en paix. Le plus drôle c’est qu’une fois que je leur ai écrit cette scène, le roman est reparti  sur les rails et n'a plus dévié de sa route. J'ai supprimé cette scène du chapitre trente-trois de la version actuelle. Elle a eu lieu juste après que Mac ait tué Fiona (dans la mauvaise version, elle l'a fait sans Barrons).. Mac était partie depuis des semaines et venait juste de rentrer à la librairie.






En découvrant que  j'avais été adopté, j’ai ressenti une lente et cruelle perte de mon identitéJ'ai essayé d’encaisser les coups, d’être un bon soldat, de suivre le mouvement.
Quand j'ai appris qu’Alina n’était peut-être même pas ma vraie sœur, j’ai gardé la tête haute. Quand Darroc  a proposé que je puisse être une pierre, je lui ai ri au nez. Quand Ryodan a suggéré que je n'avais peut-être jamais vraiment existée, je n’ai pas laissé cette hypothèse m’abattre. Quand  Barrons m'a accusée d'être la création du roi Unseelie, une de ses ultimes castes, j’ai obstinément  persévéré. On peut même dire que j’ai été  optimiste  et réfléchie   face à la situation : j’étais l'infortunée, l’amour maudit du roi Unseelie. Mais il n’y a aucune échappatoire à ce que la mort de Fiona vient juste de prouver.



J’étais le roi Unseelie.

Je regardais autour de la librairie.
J'adorais cet endroit. La librairie était le lieu où je voulais être.. Et la femme que j’étais ici était celle que je voulais être. De mon porte-revues à mes foyers à gaz, de ma caisse enregistreuse à la joie de commander des livres et de faire découvrir aux gens de nouveaux mondes,  de gagner ma croûte à la fin de la journée en sachant que mon Enquiquineur Constant serait toujours derrière moi, respirant dans mon cou,  je voulais être la femme que j’étais ici. Et n’est-ce pas la définition d’une « maison » ? Vous aimez la personne que vous êtes à l’intérieur de ces murs.  



Aucun de mes anciens souvenirs n’étaient aussi vivants et réels que ceux que j’ai ici . J'ai accumulé tant d'expérience  en si peu de temps.


J'ai appris que j’étais un détecteur d’OP. J’ai touché les copies des pages du Sinsar Dubh, et  senti mon pouvoir enfoui. J'ai découvert que les monstres étaient réels. Je me suis retrouvée assise sur un toit, une attelle au bras, regardant le plus improbable des manucures spécialistes de l'onglerie me mettre du vernis. Il m'a appris à regarder à l'intérieur de moi sans  tressaillir. Il m'a appris à tuer. J’ai combattu les Ombres, j’ai inventé un MacHalo, dansé, et me suis fait surprendre entrain de me ridiculiser.. Et bien qu'il ait essayé de ne pas rire, c’est un des rares moments où il n’ait pas été maître de lui, sauf au lit.
Dans ce sous-sol, avec moi Pri-ya, il a été brute, animal, sans excuse. J’ai appris des décisions difficiles et de leurs conséquences. J'ai  laissé tomber le rose et  j’ai adopté  le noir.




Ce jour-là, il y a si longtemps, quand je me suis retrouvée perdu dans la zone fantôme, j’ai déboulé par la porte d’entrée en cherchant un refuge, et le fait est que je l’ai trouvé. 

Un sanctuaire absolu.

Je pris mon nouvel  iPod de ma poche pour le parcourir. Il avait chargé de la musique.  Les listes de lecture étaient intitulées avec de judicieux acronymes. Jericho Barrons  avait choisi un iPod rose pour moi, l’avait connecté à un ordinateur et avait téléchargé de la musique. Je pouvais plus facilement imaginer un lion enfiler un tablier à frou frou et cuisiner un succulent  plat  végétarien.
Je scannais les listes de lecture. Il y avait  HM, SLP, WYB, QJVBL&F, QJVBV&F.
J'ai feuilleté jusqu'à HM et je me suis mise à rire. Bien qu’il y ait eu des dizaines de tubes,  "What a Wonderful World" de louis Armstrong était  en tête de lecture de la liste « heureux miracles ». Cette chanson serait toujours douloureuse pour moi.

SLP devait correspondre à « sur la plage » il y avait pleins de chansons qui étaient parfaites pour mes séances de bronzage, dont ma préférée des Beach Boys.

Barrons avait certainement fouillé dans  mon ancien iPod.

Au début QTBDN était une énigme, jusqu'à ce que je voie " “I Came For You" de Nine Inch Nails. «  Quand tu broies du noir »
Je  les faisais défiler. Le désir ramolli mes jambes et tends ma colonne vertébrale.  C’était les chansons que j’avais entendu quand j’étais dans le sous-sol. « I Came For You ", "Awake and Alive", "Because the Night" et des dizaines d'autres. "A quoi pouvait correspondre QJVBL&F ?" J’aimais le jeu d’essayer de penser comme lui.













"Quand je vous baise lentement et facilement," dit Barrons, à l'arrière du magasin.

Toute l'humidité de mon corps se déplaçait vers le bas  laissant ma bouche douloureusement sèche. La liste de lecture suivante commençait avec "Pussy Liquor." J’appuyais sur le bouton de lecture. 

« Et QJVBV&F ? » j’avais déjà trouvé  mais je voulais  juste qu’il le dise à haute voix

"Quand je vous baise vite et  fort», dit-il lentement et avec précision.  Chaque mot  se tendait dans mon entrecuisse, comme s’il les ronronnait de sa bouche tout contre mon clitoris  

Mon désir pour lui était viscéral. Indéniable.

Peu importe si  j’étais née, qui j'aurais pu être dans n'importe quelle autre vie, ou ce vers quoi je vais.

Barrons  vit.

Je respire.

Je le veux. Lui.  Toujours.

Il est le feu sur ma glace.  La glace sur ma fièvre.











"Que voulez-vous, Mademoiselle Lane?"


Une phrase cohérente était prête à sortir de ma bouche mais tout ce qui s’en échappa fut un son décousu de sens, empli de douleur et de désir.


"Vous vous décidez enfin à parler un langage que je comprends."


Je ne m’étais jamais senti aussi exposée, vulnérable. Je le détestais pour ça.


Son regard sombre me dit « Je suis là mais ne comptez pas sur moi pour faire le premier pas. Je l'ai fait depuis le jour où  votre petite personne  manucurée et bercée d'illusions s’est glissée ici."

« Vous ne l’avez pas fait,  vous me traitiez comme-" 

« Une femme que je voulais baiser. Vous n'êtes pas mon type.  Ça m’a énervé."
 
« Surmontez cela, vous n'êtes pas mon type non plus."

 « Je suis votre seul type. Admettez-le." 

« VOUS admettez-le." 

« Je voulais renvoyer Fiona chez elle, vous trainez derrière une bibliothèque et prendre rapidement votre petit cul rose et élégant. Je voulais vous marquer, Vous baiser jusqu'à ce que vous ayez compris que vous m'apparteniez.

Mac rose aurait été choquée, bouleversée, horrifiée. Et là, j’ai réalisé. Tout ce temps perdu où  nous aurions pu nous battre et faire l’amour, se glisser dans la peau de l’autre sentir nos peaux se pénétrer.  

"- Les femmes n'appartiennent pas aux hommes."


   "- Foutaises."


  " -Très bien. Donc vous m'appartenez, Barrons."












Il y avait comme une lumière indécente dans ses yeux. Il attrapa le bout de sa langue entre ses dents, ses crocs étincelants sortis, et il sourit. 

"Vous pensez que vous pourriez garder quelque chose comme moi heureux? J'ai un grand appétit."

"Je ne pense pas que vous connaissez la signification du mot «heureux»,  misérable batard."

 "Vous me voulez. Réclamez votre dû."


  "Je réclamerais votre cul  amoché"

  "Je suis aussi revenue pour ça, donc ne fondez pas vos espoirs là-dessus."


Je me précipitai sur lui, mais il était déjà à mi-chemin. Nous allions nous percuter  mais à la dernière minute, je sautai et il m’attrapa  par la taille. J’enveloppai mes jambes autour de lui,  sa langue fut dans ma bouche  et nous tombâmes  sur le sol. Je le chevauchais, le montais au rythme parfaitement torride de Rob Zombie. On ne ressentait que l’énergie brutale, le désir et la vie qui se propageaient entre nous.

Il voulait un sort de destruction 

Je ne lui donnerais jamais. Je n’en ai rien à foutre qu’il ait vécu assez longtemps pour vouloir mourir. Barrons ne mourait pas. Pas dans ma vie. Et il semblait que la mienne allait être tout aussi longue.

J’enlevais ma bouche de la sienne, je m’assis en arrière sur mes talons et, quand il essaya de m’attraper, le repoussais sur le plancher. "Bas les pattes. C’est à mon tour. Vous avez eu le vôtre quand j'étais Pri-va. "










 « Vous n’êtes plus Pri-ya maintenant."

"Et ?Lui demandais-je sèchement. Mais je savais ce que c’était. Ca le consumait que les seules fois où j’ai couché avec lui, j’avais perdu la tête et n'avais aucune idée de ce qu’il était.
Ça m’aurait détruit aussi si les rôles avaient été inversés.

 "-Vous savez qui je suis. Dites mon nom. »


  « Jéricho ».


« Vous le voulez . Dites le moi. »


« Je le veux. Ici. Maintenant. Je sais qui vous êtes, je sais qui je suis. Et je le veux."

"-Que suis-je ?" Ses yeux brillaient d’espoir

Je me souvenais de lui me posant la même question quand j’étais Pri-ya . Il voulait que je lui répète qu’il était mon monde.

"Comment pourrais-je le savoir?" lui demandais-je avec aplomb. "Vous ne coopérez jamais"
J'étais tellement excitée que s’en était douloureux. Je ressentais la violence monter en moi. Si je ne pouvais pas contrôler mon désir, au moins je pouvais le contrôler.

« Nous verrons ça ». 
Je discernais de la raillerie dans ces yeux noirs, et une chose que j’avais du mal à définir. De la déception?  Venait-il de murmurer quelque chose sous ce souffle visible. « Dommage. Vous n'êtes pas aussi prête que je le pensais."*

« Restez en dehors de ma tête ».  J’enlevais mon t-shirt et soutien gorge et eus le souffle coupé par la fraicheur de l’air sur ma peau enfiévrée.

Quand il tendit la main vers moi, je le repoussais avec un bottillon dans sa poitrine.
J'ai dit mon tour.

Il rit et s’allongea sur le sol, les bras croisés derrière la tête. Je n’étais pas dupe. Je pouvais sentir toute sa violence. Nous étions comme deux grands rochers, entrant en collision, se percutant et cherchant à voir si l’autre pouvait se fissurer.








Je lançais mes bottes, arrachais mon jeans et mon string et je me tenais debout sur lui regardant le long de mon corps nu  son visage. Ses yeux étrécis, ses lèvres serrées.  Le désir dans ces yeux anciens me transporte de joie d’être en vie. Il déboutonna son pantalon, se repositionna, et sa bite libérée en bondit.

J’avais finalement Jéricho  Barrons  exactement  où je le voulais. Dur comme de la pierre, prêt et entre mes cuisses.












Inépuisable le couvrant à peine. Insatiable, je ne pourrais le décrire. 

Un besoin sans fin est ce que je ressens pour lui. J’aime ca et en même temps je déteste ca. Ressentir aussi intensément est à la fois une bénédiction et une  malédiction.

Je n'ai jamais connu un homme aussi beau que Barrons. Je n'ai jamais été avec quelqu'un d'aussi sexuel et décomplexé. Le sexe est la religion de Jéricho Barrons.
Il adore, il souille. Il baise avec la dévotion  d'un mourant à la recherche de Dieu Il ne délaisse aucune partie d’une femme. Quand il est en moi, le monde cesse d'exister. A l'étage, sur le comptoir, sur le Chesterfield, sur une chaise,  dans son bureau, c'était comme si nous étions les deux seules personnes vivantes. Rien ne comptait.

Le monde aurait pu disparaître, nous aurions continué de baiser tant que la librairie était debout. 











Nous étions contaminés par cette obsession  depuis le jour où nos regards s’étaient croisés. Pour une raison quelconque, je ne m’en souciai même plus, mon corps le réclamait et il a été empoisonné par la même maladie. Je prenais, il combattait. Il prenait, je combattais. Aucun de nous ne rendait les choses faciles. Ce n’est pas dans notre nature

Le sexe pour nous était un champ de bataille, et quand finalement nous étions épuisés, au moins pour un temps, le magasin était en ruine. Livres renversés sur le sol, deux des bibliothèques récemment réinstallée étaient saccagée, la nouvelle table à café a été brisée, les lampes étaient détruites et mon téléviseur avait été jeté hors du comptoir
Coincée dans un espace étroit entre la table à café cassé, le canapé, et son corps,  je me sentais magnifique.







Voilou les fous du slip, alors je sais pas dans quel état vous êtes mais moi je peux vous dire que c'est bon je peux aller irriguer une partie de l'Afrique grâce à mes fuites vaginales.


En tout cas un énorme merci pour la traduction à Sab que tu peux retrouver là, et  à Léa et Sandy que tu peux retrouver ici même.
Un énormes YMCA sur vos culs les filles.


Si tu veux relayer cette scène pas de souci mais cite tes sources
TSHUSSSSSSSSSSSSSS









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