Oyé Oyé jeunes pucelles en folie,
Nous y sommes.
Après les répliques
de fièvre noire,
de fièvre rouge,
de fièvre fae et celle
de fièvre fatale, voici ENFIN celle de fievre d'ombre. Le tome où Jericho Barrons laisse petit à petit tomber sa carapace, le tome qui m'a donné tellement de papillons que j'aurais pu faire un élevage de chenille dans mon estomac.
Encore merci à Karin pour le partage. Copa cabana dans tes loches
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"L’espoir renforce. La peur tue."
"Avec Barrons, on ne sait jamais si on va se faire baiser ou
se faire retourner comme une crêpe et se retrouver dans la peau d’un parfait
étranger, errant à la dérive sur une mer sans fond ni lois. Je ne suis jamais
restée indifférente à son charme. J’ai seulement expérimenté différents degrés
de déni."
"Jéricho Barrons est mort.
Il gît à plat ventre, immobile. Il n’a pas esquissé un
geste, il n’a pas respiré pendant la petite éternité où j’ai hurlé. Je ne le
perçois, pas sous sa peau. Toutes les autres fois, j’ai ressenti sa présence
près de moi – électrique, débordante de vitalité, une immensité contenue dans
trop peu d’espace. Un génie dans un flacon. Voilà ce qu’est Barrons : un
pouvoir formidable comprimé à grand peine sous un couvercle".

"J’aurais dû vous plaquer contre un mur, vous embrasser à
perdre haleine et faire tout ce dont j’ai eu envie le jour où je vous ai vu
pour la première fois dans cette fichue saleté de librairie. Vous troubler
comme vous me troubliez, vous obliger à me voir, à me désirer – moi, la fille
rose bonbon ! J’aurais dû vous faire perdre votre sang froid, vous obliger
à tomber à genoux devant moi, même si je me disais que je ne voudrais jamais
d’un homme comme vous, parce que vous étiez trop vieux, trop sensuel, plus
animal qu’humain, un pied dans le marécage et aucun désir d’en sortir, alors
que la vérité, c’est que j’étais terrifiée par les sensations que vous
éveilliez en moi."
"Cela ressemblait plutôt à une perte de soi radicale,
terrifiante. Comme quand on ne peut plus vivre sans cet homme là à l’intérieur
de soi, autour de soi, avec soi tout le temps, que rien d’autre ne compte que
ce qu’il pense de soi, que le reste du monde peut bien aller au diable, alors
que dès cette époque, je savais que vous étiez capable de me transformer. Qui
voudrait s’unir à quelqu’un qui détient de pouvoir ? On ne peut pas
laisser l’autre exercer une telle puissance ! C’était plus facile de vous
combattre que d’admettre […]"
"J’ai le cœur plein de trous.
Il a donné sa vie pour moi. Barrons a donné sa vie pour moi.
Mon égoïste, arrogant, constant enquiquineur était solide comme un roc sous mes
pieds. IL est mort volontairement. Pour que je vive. Pourquoi diable a-t-il
fait cela ? Comment puis-je vivre avec cela ?"
"J’ai brisé notre pacte tacite. Il était mon gardien et je
l’ai tué."
"Je vous ai montré que sous cette apparence, comme sous
n’importe quelle autre, vous êtes à moi. Et je prends toujours soin de ce qui
est à moi."
"Je le veux désespérément…mais pas pour qu’il me tatoue. Je
le provoque avec maladresse et naïveté, du mieux que je le peux. Je voudrais
qu’il prenne ce que je n’ai pas le courage de lui offrir de moi-même. Quel
comportement ridicule, compliqué, autodestructeur ! J’ai peur de demander ce que je veux. D’assumer
mes propres désirs. Je me conforme aux restrictions de mon éducation au lieu de
suivre ma nature. Je suis arrivée à Dublin, enfermée à double tour dans mes
limitations. Je n’étais que culture. Il n’était que nature. Et il tentait de me
montrer comment changer."
"Aussi imprévisible qu’un lion affamé, il effrayait peut-être
tous les autres, mais jamais il ne m’avait égorgée. Il n’avait fait que me
donner des coups de langue, et si celle-ci était parfois un peu râpeuse, cela
valait la peine de marcher aux côtés du roi de la jungle.
Mon cœur va exploser."
"_Jéricho, l’appelé-je. Jéricho, Jéricho, Jéricho. Pourquoi
ai-je toujours éprouvé autant de réticence à l’appeler par son prénom ?
Barrons était un mur de pierre que j’avais érigé entre nous ; dès que la
moindre lézarde le fendillait, je me hâtais de la combler au mortier de ma
peur."
"Jéricho Barrons n’est plus ici.
J’ouvre mes sens à l’espace autour de moi. Je ne capte rien
de son essence. Je suis seule sur cette falaise. Jamais je n’ai été aussi seule."
"Ce qui fait la différence entre vous et les autres, c’est la
façon dont vous vous adaptez."
"De quel droit est-il mortel ? Comment ose-t-il ?
Jamais il ne m’a dit qu’il pouvait mourir ! Si je l’avais su, je l’aurais
traité différemment !
_Debout, debout, debout ! hurlé-je".
"Barrons dirait : Emotions inutiles, Melle Lane. Cessez
de réagir et agissez."
"Je le serre dans mes bras comme jamais je ne me suis
autorisée à le faire lorsqu’il était vivant. Jusqu’à ce que je ne sache plus où
il finit et où je commence."
"Barrons est indifférent aux paroles. Pour lui, seuls
comptent les actes".
"_Si, j’ai hésité ! je détestais l’idée d’abattre la
bête qui me protégeait. Ryodan m’a dit que je devais le faire. Je ne savais pas
que c’était vous !
_Vous auriez dû le savoir ! explosa-t-il.
J’étais consciente qu’il était urgent de mettre un terme à
cette absurdité, de faire cesser ce mirage, mais j’en étais incapable.
La présence de Barrons m’avait toujours plongée dans une
tension extrême, et ma certitude que ce Barrons là n’était qu’une chimère ne
semblait rien y changer. Certaines personnes vous font révéler le pire de
vous-même, d’autres le meilleur, et certaines, remarquablement rares et
terriblement addictives, vous font donner le maximum. Le maximum de tout. Elles
vous rendent si vivant que vous les suivriez jusqu’en Enfer, rien que pour
avoir votre dose."
"_[…] qu’il vous arrivait à l’occasion de vous métamorphoser
en un monstre cornu de 2,50m frappé de démence !
_Je ne suis pas fou. J’ai eu assez de bon ses pour dessiner
des cercles d’urine autour de vous. J’ai tué pour vous nourrir. J’ai ramassé
vos affaires. Parmi vos connaissances, qui en aurait fait autant ? V’lane
n’a pas la queue assez longue pour pisser ! Et votre petit MacKeltar n’a
pas les couilles d’assumer ses actes ! Il n’est certainement pas capable
de faire ce qu’il faut pour posséder une femme !"
"_J’ai passé des semaines d’angoisse en me demandant s’il
allait arracher ma marque de votre crâne pour m’empêcher de vous retrouver dans
le réseau des Miroirs ! Et tout ce temps, alors que j’essayais de revenir
pour sauver vos fesses, vous étiez en train de les lui donner ?
_Je n’ai rien donné à Darroc !"
"_Arrêtez donc ! C’est vous le Sinsar Dubh !
_Pas vraiment, mais je suis aussi dangereux. Lui comme moi,
nous pouvons vous détruire. Rien ne pourra vous sauver si je m’en prends à
vous."
"_Contrairement à certains, je ne suis ni un mollasson, ni un
second choix."
"Mes jambes cédèrent sous moi.
Jéricho Barrons était toujours là.
Grand, nu, ivre de rage, les poings serrés comme s’il
s’apprêtait à me rouer de coups.
Prostrée sur le sol, je levais les yeux vers lui.
_Vous n’êtes p… pas mort !
Mes dents s’entre choquèrent si violemment que je parvenais
tout juste à faire sortir les mots de ma bouche.
_Désolé de vous décevoir.
Si un regard avait pu tuer, celui qu’il braquait sur moi
m’aurait envoyée 6 pieds
sous un nid de scorpions.
_Oh, attendez un instant. Non, je ne le suis pas.
C’en était trop. Je fus prise d’un vertige, un voile noir
tomba sur mes yeux.
Je m’évanouis."
"Je commençai à me lever mais je m’arrêtai en apercevant une
feuille de papier fixée à mon manteau par du ruban adhésif. Prise de vertige,
je le décollai. “Si vous quittez la librairie et m’obligez à partir à votre
recherche, je vous le ferai regretter jusqu’à votre dernier jour. Z.”
Je me mis à rire et à pleurer en même temps. Puis je m’assis
en serrant le feuillet sur mon cœur, ivre de joie. Il était vivant !"
"
Barrons est quelqu’un d’assez…addictif. Il s’impose peu à
peu à vous, jusqu’à ce que vous ne puissiez même plus imaginer trouver du
charme à qui que ce soit d’autre."
"_N’utilisez…plus jamais…le sexe…comme une arme…contre moi.
Je haussai les épaules.
_Pas de fichu haussement d’épaules ! grogna-t-il.
_J’étais en colère. Et j’avais toutes les raisons de l’être !
_Moi aussi, mais vous ne me voyez pas jouer au plus fin.
_Vous me manipulez tout le temps.
_Je suis sans pitié ? Oui. Je garde mes réflexions pour
moi-même ? En effet. Je vous oblige parfois à dire des choses que vous
avez de toute façon envie d’exprimer ? Certainement. Mais je n’essaie
jamais de vous entourlouper.
_Très bien, Barrons. Que voulez-vous de moi ?"
"_Si vous essayez encore de me baiser, c’est moi qui vous
baise. Et ce n’est pas une image.
_Epargnez-moi vos ultimatums.
J’étais tentée de le provoquer sur le champ pour voir s’il
mettrait ses menaces à exécution. J’étais folle de rage contre lui. Je le
désirais. A cause de lui, j’étais dans un état indescriptible.
_Erreur, c’est un avertissement.
Une réplique cinglante me brûlait les lèvres. Il me réduisit
au silence en me disant :
_J’attends mieux de vous, Melle Lane."
"_L’un de nous deux va devoir faire confiance à l’autre, lui
dis-je.
_Honneur aux dames, Melle Lane.
_Quand il gèlera en Enfer, Barrons.
_Même fichue page, Melle Lane. Même fichue…"
"Je détestais que Barrons soit mort. Cela m’était
insupportable. Au-delà de toute raison. Au delà de toute compréhension."
"Si Barrons était mort pour de bon et qu’assez de temps avait
passé, aurais-je finalement accepté de vivre sans lui. J’avais peur de ne
jamais en être capable".
"_Vous n’avez pas le droit de m’appeler Jéricho.
_Pourquoi ? parce que nous ne sommes pas assez
intimes ? j’ai fait l’amour avec vous dans toutes les positions possibles,
je vous ai assassiné, je vous ai fait boire mon sang dans l’espoir de vous
ramener à la vie, j’ai mis de la chair unseelie dans votre estomac et tenté de
refermer vos entrailles…Il me semble que tout cela est assez personnel. A quel
degré supplémentaire de proximité devons-nous parvenir pour que vous trouviez naturel
que je vous appelle Jéricho, Jéricho ?"
"_Allez vous faire cuire un œuf, Melle Lane.
_C’est votre façon d’exprimer vos sentiments ?
_C’est ma façon de vous dire de grandir, petite fille.
_Si je suis une petite fille, alors vous êtes un sacré
pervers !"
"_Il y a du faë sur ta langue. Tu m’as eu dans ta bouche. Tu
n’y laisses entrer personne d’autre, ou tu te passes de moi.
Il aspira brusquement et je sentis le nom de V’lane se
déplier depuis le milieu. Jéricho le recracha, tel un piercing qu’il aurait
détaché. Peu m’importait."
"Voilà ce qu’était cet homme. Acéré, coupant, dangereux.
Mortel d’un côté comme de l’autre."
"_Je croyais que nous avions réglé cette question dans la Maison Blanche, Jéricho. Je
m’appelle Mac.
_C’est Mac quand je couche avec vous. Le reste du temps,
c’est Melle Lane. Il faudra vous y faire.
_Les bonnes distances, Barrons ?
_Précisément."
"En ce qui concernait Barrons, rien ne pouvait me briser.
Rien, à son sujet, ne pouvait me blesser, parce qu’il était une certitude, au
même titre que la tombée de la nuit. Tout comme le jour se lève chaque matin,
il reviendrait toujours à la vie".
"_Elle a déjà des projets.
_Est-ce vrai, MacKayla ?
_Elle travaille avec moi sur des textes anciens.
V’lane m’adressa un regard compatissant.
_Ah. Les textes anciens. Un jour à marquer d’une pierre
blanche à la librairie.
_Nous traduisons le Kama Sutra, expliqua Barrons. Avec une
mise en application des exemples.
Je faillis m’étrangler.
_Vous n’êtes jamais là, pendant la journée !
_Comment cela se fait-il ? s’enquit V’lane, tout
innocent.
_Je serai là demain, promit Barrons.
_Toute la journée ? demandai-je.
_Elle sera nue sur une plage, avec moi.
_Elle n’a jamais été nue au lit avec toi. Quand elle jouit,
elle rugit.
_Je sais quels sons elle fait entendre quand elle ressent du
plaisir. Je lui ai donné de nombreux orgasmes rien qu’en l’embrassant.
_Et moi, en lui faisant l’amour. Pendant des mois, la fée."
"Il occupait mon espace vital depuis l’instant où je l’avais
rencontré, tout en superlatifs, avec sa présence qui m’électrifiait, me
secouait, me réveillait, m’amenait au bord de la folie !"
"Avec Barrons, j’ai l’impression qu’aucune destruction n’est
définitive. Il s’en sortira toujours."
"Il éprouve de la rage. De la douleur. Du désir. Des émotions
qui vibrent sous sa peau, électriques, chaotiques, instables. Homme et bête,
toujours en lutte l’un contre l’autre. Je sais à présent que cela n’est jamais
facile pour lui. Le combat qu’il livre est sans fin."
"_Je vous ai vue mourir, Mac. Il faut que je vous possède.
Les mots me frappent comme des balles.
[…]
Ce n’était pas une demande. C’était l’affirmation de ce qui
est requis pour continuer à vivre. Comme il aurait dit Mon sang est empoisonné, Mac. J’ai besoin d’une transfusion.
_Est ce que vous le voulez ?
Il n’y a pas de sensualité, pas de jeu, pas de séduction
dans sa voix. C’est une question qui appelle une réponse. Simple et directe.
C’est ce qu’il veut. C’est ce qu’il offre.
_Oui.
[…]
_Qui suis-je ?
_Jéricho.
_Qui êtes-vous ?
Mon souffle me quitte en une phrase tout attachée.
_Questcequeçapeutfaire ?
_Enfin !"
"Tandis que je le suis des yeux, tremblante d’émotion, je
comprends que je ne me suis jamais vraiment remise de ce que j’ai vécu, là vas,
sur cette falaise, lorsque je l’ai cru mort. Je me suis dépouillée d’une si
grande part de moi-même pour survivre !"
"J’aurais détruit le monde pour lui".
"_Vous êtes ici, dans ma chambre. Vous n’avez aucune fichue
idée de ce que cela me fait. Qu’une femme vienne ici, et elle meurt. Si ce
n’est pas moi qui la tue, mes hommes s’en chargent."
"_Et bien, Barrons, vous discutez ou vous me sautez ?
_Répétez le. La seconde partie.
Je m’exécute.
_Ils essaieront de vous éliminer.
_Alors, c’est une bonne chose que je sois coriace.
Il n’y a qu’un détail qui m’inquiète.
__Et vous ?
_Jamais. Je suis celui qui veille sur vous, quoi qu’il
arrive […] Je suis celui qui ne vous laissera jamais mourir."
"_J’irais jusqu’en Enfer – aller et retour – le sourire aux
lèvres s’il était à mes côtés. Si je pouvais lever les yeux vers lui, croiser
son regard et avoir avec lui l’une de nos conversations muettes."
"C’est lui qui a raison. Un jour, vous rencontrez
effectivement un homme qui vous embrasse à vous faire perdre haleine, et vous
vous apercevez que vous n’avez pas besoin de respirer. L’oxygène est un détail
trivial. C’est le désir qui crée la vie. Qui lui donne du sens. Qui fait que
tout vaut d’être vécu. Le désir est la vie. L’envie de voir le prochain lever
de soleil, le prochain coucher de soleil. DE toucher l’être aimé. D’essayer
encore."
"Il me prend avec la dévotion totale d’un homme à l’agonie
espérant Dieu."
"_Je n’en ai jamais assez, Mac. Cela me rend dingue. Je
devrais vous tuer pour ce que vous me faites ressentir.
Je comprends parfaitement. Il est mon point faible."
"C’est tout ce que je peux faire. Etre. Ressentir. Vivre. Je
suis de nouveau Pri-Ya. Je serai
toujours avec cet homme."
"_Je ne veux pas de ta pitié, Melle Lane. Je suis ce que je
suis."
"_Tu es Mac, dit-il. Et je suis Jéricho. Et rien d’autre ne
compte. Rien d’autre ne comptera jamais. Tu existes dans un endroit qui est
au-delà de toutes les règles pour moi. Est-ce que tu comprends cela ?
_Oui.
Jéricho Barrons vient juste de me dire qu’il m’aime."
"_Tu ne fais confiance à personne. Sauf à toi-même, et ce
n’est pas de la confiance, mais ton ego.
_Pas du tout. C’est la conscience de mes capacités. Et de
leur nature limitée".
"_Allons, Barrons. As-tu déjà fui devant un combat ?
_Jamais. Et d’autres ont payé pour cela. Je ne veux pas que
ce soit ton cas.
_Je n’y crois pas, dis-je d’un ton faussement horrifié.
Jéricho Barrons est indécis. La réalité dépasse la fiction !
Le crépitement retentit dans sa poitrine.
_Je ne suis pas indécis, je…Ah, flûte !
Barrons ne se ment jamais à lui-même. Il était hésitant, et
il le savait.
_Dès l’instant où j’ai posé les yeux sur toi, j’ai compris
que tu créerais des problèmes.
_J’en ai autant à ton service.
_J’ai eu envie de t’attirer entre les rayonnages, de te
baiser jusqu’à t’en faire perdre la raison et de te renvoyer chez toi.
_Si tu avais fait cela, je ne serais jamais partie.
_De toute façon, tu es toujours là.
_Tu n’es pas obligé de le dire d’un ton si désobligeant.
_Tu as mis ma vie sans dessus dessous.
_Très bien, je m’en vais.
_Essaie et je t’enchaîne.
Il me décocha un regard furieux.
_Cela, c’est de
l’hésitation, dit-il dans un soupir.
Quelques instants plus tard, il me tendit la main.
Je glissai mes doigts entre les siens."
"_Barrons n’a jamais suivi personne comme un toutou.
Son regard noir pétilla d’amusement.
_Voilà qui est inattendu. Merci de me défendre.
_Eh bien, c’est vrai, non ? En tout cas, avec
moi !
_C’est discutable. Ryodan ne serait pas d’accord avec toi.
_Couche avec une autre fée et je me fais Pri-Ya personnelle
de V’lane.
Une lueur meurtrière passa dans ses yeux, mail il répliqua
avec légèreté.
_Serais-tu jalouse ?
_Ce qui est à moi est à moi."
"Je me souvins de la première fois que je l’avais vu. Je
sortais de la Zone
fantôme, terrifiée, seule, cherchant désespérément des réponses. Ce soir là, il
avait rayonné, à mes yeux, de la lueur sacrée du salut. Mon sanctuaire. Mon
refuge."
"[à propos de la librairie] Même si la Zone sombre était vide, cet
endroit serait toujours un bastion de lumière, tant qu’il serait à moi. J’en
avais besoin. Il m’avait sauvée. J’aimais ce lieu. Ainsi que l’homme. Et
c’était là le problème."
"_Je n’ai pas obtenu le sortilège.
_Je sais.
_Tu … savais ?
_J’ai compris que c’était un mensonge dès l’instant où tu
l’as dit.
_Enfin… Tu avais l’air heureux ! Tu souriais !
J’ai vu tes yeux s’éclairer !
_J’étais heureux. Je savais pourquoi tu avais menti.
Son regard sombre, millénaire, inhumain, était
inhabituellement tendre.
_Parce que tu m’aimes."
"Je ne posai pas la question. Certaines choses gagnent à
rester cachées.
Il me regarda. Je frissonnai. Je ne me lasse pas de lui. Je
ne me lasserai jamais de lui. Il vit. Il respire. Je le veux. Lui. Toujours. Du
feu sur ma glace. De la glace sur ma fièvre".
"Les bons et les méchants ne sont pas aussi faciles à
distinguer les uns des autres que je le croyais. Il ne suffit pas de poser les
yeux sur quelqu’un pour savoir ce qu’il vaut. Il faut le regarder avec le cœur."