jeudi 24 mai 2012
Réunion des Barrons Addict Anonyme #9
Salut à toi chère BAA de mon coeur,
Je vois qu'on est de plus en plus nombreuses et ça me donne envie de fredonner du rock voisine en dansant nue sur des galets. Mais bon comme ces temps ci j'ai pris un ou deux bourrelets qui se tape l'incruste depuis 4 ans je vais éviter que tu te brûles les yeux devant ce spectacle alors je vais juste me contenter d'annoncer l'ouverture de la 9eme réunion des "Barrons Addict Anonymes".
Oh putain les filles c'est un peu comme si j'annonçais l'ouverture du festival de films de cannes en robe à paillettes et fouffe aux vent mais en mieux bien sur.
"Bonjour moi c'est Jacinthe, J'ai crée ce blog il y a quelques mois parce que je me suis rendue compte qu'aucun blog français ne lui était consacré. Enfin bon c'est pas pour ça que je vais en créer un sur Mireille Matthieu qu'on se mette bien d'accord. Parceque même si elle a la coupe que nos parents nous ont forcé a avoir pour nos 8 ans elle est loin de me faire flamber mon tanga en un regard. Ça serait même plutôt la capote glaciaire entre les cuisses. Et un clito mister freeze pour Jaja.
Pardon je m’égare.
Donc je disais depuis que j'ai ce blog Barrons n'est plus une obsession mais une évidence. Et merci à vous mes folles du slip kangourou de m'aider à l'alimenter. Bon je vous laisse j'ai mon diaporama des 698745 photos de DG qui m'attend"
mardi 22 mai 2012
Extrait Fièvre Noire #5
Mon petit mollusque,
Nous continuons notre voyage au sein des rencontres avec JZB. Cette fois encore, Mac cours se réfugier dans la librairie de notre Jéricho Barrons. Et une fois de plus notre chez Barrons est à la hauteur de son arrogance.
— Décidément, cela devient une habitude, mademoiselle Lane.
En me
voyant me ruer à l'intérieur de la librairie, hors d'haleine, Barrons leva
à
peine les yeux du livre qu'il était occupé à examiner.
Je
rabattis vivement la porte derrière moi et poussai les verrous d'une main
tremblante.
En les
entendant coulisser dans leur rail de métal, il me décocha un regard intrigué
et daigna
enfin poser son ouvrage sur une console.
— Je crois que je vais me sentir mal.
Il
fallait que je me lave, si possible à l'eau de Javel, mais je me demandais si une centaine de
douches suffiraient.
— Mais non, répondit Barrons
avec fermeté. Respirez un bon coup, cela va passer.
En
était-il aussi certain qu'il voulait le laisser paraître, ou n'exprimait-il
rien d'autre que sa
crainte
de me voir salir son précieux canapé ou ses tapis d'Orient ?
— On
dirait que vous avez vu un fantôme. Vous êtes blanche comme un linge !
— Je jetai un coup
d'oeil en direction de Fiona, qui se tenait
derrière la caisse.
— Vous
pouvez parler devant elle.
Je
marchai jusqu'au comptoir pour y prendre appui.
Mes jambes me portaient à peine, mes genoux flageolaient.
— J'en ai vu un autre, dis-je dans un souffle.
Barrons s'était tourné vers moi à mesure que je me
déplaçais. Je le vis s'immobiliser,
contre une lourde étagère ornée de sculptures.
— Et
alors ? Je vous avais prévenue. Il était donc si
affreux que cela, pour vous flanquer une telle frousse ?
demanda-t-il
d'un ton moqueur.
Je pris une profonde inspiration pour refouler une soudaine envie de pleurer.
— Il a compris que je l'avais vu.
Barrons en demeura bouche bée, les yeux agrandis par la stupeur. Ou
était-ce de la colère ? Inquiète, je le vis pivoter sur ses talons, lever la
main et donner un violent coup de poing sur l'étagère. Le meuble vacilla sous le choc. Les
livres tombèrent de tous les rayonnages,
l'un après l'autre.
Lorsque Barrons se retourna vers moi, ses traits étaient déformés par la fureur.
— Enfer !
tonna-t-il. Ne voyez-vous pas que vous
nous
mettez tous en danger, pauvre sotte ? Vous êtes
une véritable calamité ! Un
un cauchemar rose
-bonbon !
Si un regard pouvait tuer, je serais tombée raide morte à l'instant.
—
N'avez-vous donc rien compris de ce que je vous
ai expliqué hier
? Avez-vous au moins écouté ?
—Je vous ai très bien entendu, Barrons. Et
pour votre information, je ne
suis pas tout le temps habillée en
rose. Je porte aussi du pêche et du parme. Quant à vos avertissements, je m'en souviens
parfaitement. Vous
m'avez mise en garde contre l'Homme Gris, les Traqueurs et les Ombres. Pas contre... ça.
—Ce que vous avez vu était donc pire que tout cela ? demanda-t-il d'un ton incrédule.
—Vous n'en avez même pas idée.
—Décrivez-moi cette vilaine bestiole qui vous
a fait si peur.
Je
m'exécutai, aussi succinctement que possible. La seule évocation de l'immonde apparition me
secouait de nausées.
—De quoi s'agissait-il ?
demandai-je lorsque j'eus terminé.
Et comment cela tue-t-il ? Voilà ce que j'avais vraiment envie de
savoir. Au fond, je me fichais bien du nom
que portait l'horrible chose. Tout ce que j'espérais, c'était ne jamais recroiser sa route !
Je commençais à développer
une angoisse obsessionnelle de
la mort ou, plus exactement, des possibles fins qui m'attendaient, toutes plus effrayantes
les unes que les
autres. Surtout lorsque je songeais à ce que l'épouvantable créature avait si visiblement voulu
m'infliger...
Si je devais périr, je
préférais encore que ce soit par la
main - le moignon ? - de l'Homme Gris, voire d'une Ombre. Même les fameux Traqueurs me paraissaient
moins inquiétants. Qu'ils
m'écorchent vive, comme Barrons
m'avait dit qu'ils le feraient, je n'en avais cure ! Mais que jamais, jamais la Chose aux
mille bouches ne m'effleure de
nouveau !
—Je ne sais pas ce
que c'est, avoua Barrons d'un air grave. Était-il seul ou y en avait-il
plusieurs ?
—Seul.
—Et vous êtes
absolument sûre qu'il a compris que vous pouviez le voir ?
—Certaine. La
preuve, il m'a touchée.
Un
frisson de dégoût me parcourut à ce souvenir. Barrons laissa échapper un rire
sans joie.
—Très drôle,
mademoiselle Lane. Maintenant, dites-moi ce qui s'est réellement passé.
—Je viens de le
faire. Il a posé sa main sur moi.
—Impossible. Si
c'était le cas, vous ne seriez pas ici pour le raconter.
—Je
vous dis la vérité, Barrons. Quel intérêt aurais-je à mentir ? La... chose m'a prise
par le bras.
—
Mes
mains me brûlaient encore, surtout au niveau des paumes, que j'avais plaquées
sur la créature pour la repousser de toutes mes forces. Elle avait une peau de
reptile, un peu visqueuse, trouée de répugnants sphincters rosâtres.
— Et ensuite, elle a tout
simplement battu en retraite ? fit Barrons d'un ton sarcastique. Elle s'est
exclamée : « Faites excuse, mam'zelle Lane, je voulais
pas froisser vot' joli corsage ! Voulez-vous que je vous le repasse ?» À moins que vous ne l'ayez griffée avec vos jolis ongles roses ?
pas froisser vot' joli corsage ! Voulez-vous que je vous le repasse ?» À moins que vous ne l'ayez griffée avec vos jolis ongles roses ?
Pourquoi
faisait-il une telle fixation sur la couleur rose
? Mystère ! Au demeurant, ses railleries ne m'atteignaient pas. Moi non plus,
je ne m'expliquais pas ce qui s'était
passé ensuite. J'y réfléchissais depuis une bonne demi-heure sans trouver de
réponse. Car l'attitude de la créature avait été, à tout le moins,
inattendue.
—J'avoue que c'était
assez surprenant. Elle m'a prise par le bras et elle est restée immobile, d'un
air... eh bien... s'il s'était agi d'un être humain, j'aurais dit d'un air
confus.
—Confus
? répéta-t-il. Un Unseelie vous a regardée d'un air confus ?
Vous voulez dire déconcerté, perplexe, consterné ?
Je hochai la tête.
—Jéricho, dit Fiona
derrière moi, tout cela est parfaitement absurde.
—Je sais, Fio.
Lorsqu'il s'adressait à elle, son ton était considérablement plus
doux... pour ne pas dire tendre.
— Et ensuite ? reprit-il à
mon intention, d'une voix tranchante comme l'acier.
J'esquissai un geste évasif, tout en me remémorant la scène.
— J'ai vu que la créature
hésitait, alors j'en ai profité. Je lui ai donné un coup de poing dans le
ventre et je me suis enfuie. Elle a essayé de me rattraper, mais avec un peu de
retard ; j'ai eu le temps de héler un taxi et de monter dedans. J'ai fait faire
un détour au chauffeur, au cas où l'autre aurait tenté de me suivre.
Ce laps de temps supplémentaire m'avait aussi permis de réfléchir à ce qui m'était arrivé. La Mort
m'avait serrée de près, mais elle m'avait relâchée. Pour quelle raison ?
Je n'en savais rien. J'étais donc allée trouver la seule personne susceptible
de posséder la réponse.
—Ensuite, je suis
venue ici.
—Au moins, vous avez
eu le réflexe de brouiller votre piste, marmonna-t-il.
Il s'approcha de moi pour m'observer d'un air attentif, comme si j'étais une espèce rare, toute nouvelle pour lui.
Il s'approcha de moi pour m'observer d'un air attentif, comme si j'étais une espèce rare, toute nouvelle pour lui.
—Que
diable êtes-vous donc, mademoiselle Lane ?
—Je ne comprends pas ce que vous voulez dire.
« Tu ne sais même pas qui tu es ! » s'était écriée Alina avant de mourir. Puis, comme en écho à ses
paroles, la vieille femme du pub avait dit : « Si vous êtes incapable
de rester discrète et de faire honneur à votre lignage, ayez au moins la
correction d'aller mourir ailleurs. » Et voilà que Jéricho Barrons
s'interrogeait sur ma véritable nature...
- Je suis barmaid. J'aime les vieux standards du rock. Ma sœur a
été assassinée il y a un mois. Depuis, je suis devenue folle.
J'avais énuméré tout ceci avec détachement,
presque sur
le ton de la conversation. Du coin de l'œil, je vis Barrons chercher le regard
de Fiona.
—Vois si tu peux
trouver quelque chose là-dessus, lui ordonna-t-il. Même si ça manque de
précision.
—Est-ce
vraiment utile ? répliqua-t-elle. Tu sais très bien à quoi t'en tenir.
Il secoua la tête,
manifestement peu convaincu.
— Les nulls n'existent pas, Fio. Ce n'est
qu'une
légende.
légende.
Elle éclata d'un rire cristallin.
— Comme bien d'autres choses, n'est-ce pas, Jéricho ?
— Que sont les nulls ?
demandai-je.
Barrons ignora ma question.
Barrons ignora ma question.
— Vous allez donner à
Fiona la description exacte de cet Unseelie,
mademoiselle Lane. Soyez aussi précise que possible. Peut-être
pourra-t-elle l'identifier.
II se retourna ensuite vers son employée.
. — Quand vous aurez
terminé, tu installeras Mlle Lane dans l'une des chambres. Demain, tu iras
acheter une paire de ciseaux et une teinture pour les cheveux. Tu en prendras
plusieurs, pour qu'elle puisse choisir.
—Une chambre ?
s'écria Fiona.
—Des ciseaux ? De la
teinture ? m'exclamai-je. Dans un réflexe de défense, je portai la main à mes cheveux. Je verrais plus tard la question de la
chambre. J'avais mes priorités.
—On
ne supporte pas l'idée de se séparer de son joli plumage, mademoiselle Lane ? me
demanda Barrons avec suavité. Qu'espériez-vous ? ajouta-t-il d'un ton sec. Il sait que vous l'avez vu. Il vous cherchera
jusqu'à votre mort - ou la sienne.
Et croyez-moi, cette engeance a la
vie dure. Très dure. La seule question est de savoir s'il alertera les
Traqueurs ou s'il jouera les francs-tireurs. Si vous avez de la chance, il est
de la même espèce que l'Homme Gris. Les castes inférieures préfèrent chasser
seules.
—Vous voulez dire
qu'il pourrait ne pas révéler mon existence aux autres Unseelie ?
Si c'était le cas, tout n'était pas perdu. Si je n'avais affaire
qu'à un Unseelie, je pouvais encore espérer m'en sortir. En revanche, si
c'était une meute de monstres sanguinaires
qui m'attendait, mieux valait renoncer tout de suite... Je frissonnai
d'effroi. Avec quel relief mon esprit enfiévré me représentait-il cette horde
de créatures tout droit sorties de l'enfer, courant à mes trousses dans le
Dublin nocturne ! Je mourrais d'une crise cardiaque avant qu'elles ne m'aient
rejointe !
— Tout comme les humains,
répondit-il, les faës sont divisés en de nombreuses factions ennemies, en particulier les Unseelie. Ils ont les uns
envers les autres autant de confiance que vous envers un lion affamé.
Ou un Jéricho Barrons, me dis-je un quart d'heure plus tard, lorsque Fiona m'escorta jusqu'à ma
chambre. J'avais l'impression que je m'apprêtais à passer la nuit dans
l'antre d'un fauve.
Toutefois, je m'efforçai de cacher mon manque d'enthousiasme.
Quitte à mourir, autant que ce soit chez Barrons - Bouquins & Bibelots plutôt
que seule dans une pension de famille où mon
corps ne serait pas retrouvé avant plusieurs jours, comme cela avait été
le cas d'Alina.
L'immeuble était plus profond que je ne l'avais cru en le voyant
depuis la rue. Sa partie arrière n'était pas destinée à un usage commercial,
puisqu'elle abritait la résidence du propriétaire.
Fiona me conduisit au fond de la librairie, jusqu'à une porte
qu'elle ouvrit d'un geste sec, puis je la suivis le long d'un petit couloir qui
donnait sur une autre porte, et nous
entrâmes dans les appartements privés de Jéricho Barrons.
dimanche 20 mai 2012
Jericho Z Barrons et l’Ondine sibylline #3par Erika Cazaux
Salut à toi femme de la nuit, femme de la vie, femme de
l’amour, femme d’un jour et femme de toujours…..
ET oui tu
ne rêves pas, nous sommes dimanche et je te poste un jour
plus tôt la FANFICTION d'Erika. J'avais peur de ne pouvoir la mettre
lundi de bonne heure, du coup je me suis dis autant que tu l'ais un peu
plus tôt.
Je sais je suis trop bonne, ne me remercie pas. Enfin si, tu as le droit de faire des danse de l’allégresse tétons au vent devant ton écran. J’espère juste pour toi que tu n'ais pas dans un cybercafé parce que sinon je te raconte pas l'émeute.... ou les cris d'horreur suivant l'état de tes loches. Allez joie dans ta culotte ragnagna.
Si tu as besoin de te remettre les idées en place tu as
................................................................................
Jericho Z Barrons et
l’Ondine sibylline
Extrait n°3
Cette révélation
inattendue laissa l’homme âprement pantois et contrarié. Elle avait manifesté
une telle force de caractère jusque là. Une puissance démesurée se dégageait de
cette femme pourtant de gabarit moyen. C’est pourquoi un sentiment désagréable
envahit aussitôt Barrons. Lui qui la désirait dangereusement depuis qu’il
l’avait aperçue aux abords des vagues, lui qui ne parvenait à domestiquer cette
envie bestiale, lui dont la seule pensée était le besoin de la faire sienne,
lui, cet homme ou plutôt cet amant débridé, passionné, se surpris à se laisser
attendrir par cette fragilité découverte. Dès que Barrons identifia un tel
douteux réflexe pour un homme de sa trempe, il tenta immédiatement de chasser
au loin cette toquade aussi incompréhensible qu’irrévocable.
Cependant, il n’avait
toujours pas desserré son étreinte, il estimait que les sanglots, bien que
discrets, motivaient un enlacement ferme pour prévenir l’éclatement de la
demoiselle en une myriade fragmentée. Alors qu’il la maintenait, ou pour être
plus exact, qu’il la berçait au rythme du tambourinement de la pluie contre la
paroi de la falaise, il prêta attention à la douceur et la chaleur de sa peau.
Le charmant visage de cette naïade reposait délicatement sur le torse musculeux
de Barrons. Bien qu’anéantie, lovée au creux du giron de cet homme, Arielle
commençait à éprouver le sentiment de sécurité qui lui faisait défaut depuis
des jours.
Le léger ondoiement
donné par les reins de son sauveur, lui proposa un aperçu du développement de
ses muscles. En effet, plaquée contre le corps de cet étrange homme, elle était
témoin de la contraction musculaire vigoureuse de celui-ci. Rien ne pouvait lui
arriver tant qu’elle était logée dans ses bras.
Sentant la jeune femme se blottir
davantage contre son poitrail d’un insoupçonnable déhanchement, Barrons ne put
contenir l’explosion d’une pulsion et la rejeta alors violemment. Déconcertée
et humiliée, Arielle se replia sur elle-même. Se croire si désirée puis
repoussée avec une telle véhémence la blessait profondément. Barrons lut
l’expression offensée de celle-ci, mais préféra lui laisser penser qu’elle se
méprenait sur ses désirs plutôt que profiter de sa vulnérabilité repérée
l’instant précédant cette étreinte. Pour manifester plus vertement encore sa
factice aversion, il partit se réfugier dans l’abysse d’une artère de la
galerie principale.
La jeune femme,
totalement abasourdie par l’attitude de ce grossier personnage, se laissa choir
sur le sol dur et trempé de la grotte. Elle n’y voyait plus rien, les faibles
lueurs venaient définitivement de s’éteindre. Elle était seule au monde,
coincée avec un homme aussi divinement beau qu’exagérément fruste. De chaudes
larmes perlaient entre ses longs cils. Elle les laissait ruisseler le long de
ses joues encore rosies par l’ivresse d’une promesse non tenue d’ébats
passionnés. Quelques rares éclairs illuminaient un bref instant le ciel de
couleur obsidienne. Elle profitait alors de cette lumière pour chercher du
regard l’homme qui l’avait délaissée pour s’enfuir dans les ténèbres de la
grotte. Quant à elle, elle reposait au même endroit où un instant plus tôt elle
avait sombré. Elle ne tarda pas à s’endormir dans cette nuit sans étoile ni
astre luminaire.
Barrons, non loin de
là, savait que la belle s’était assoupie et il espérait fortement qu’il en fût
ainsi jusqu’au lever du soleil. En effet, dès que celui-ci commencerait son
déploiement, il ramènerait la jeune déesse en haut de la falaise et précipiterait
son départ pour Dalkeith.
Bien qu’une intense
frustration la tenaillait, Arielle dormait d’un profond sommeil sans rêve.
Malgré tout, elle se sentait heureuse et en sécurité.
Un bruit rauque,
méconnaissable, la réveilla brusquement. Barrons était penché au-dessus
d’Arielle et balbutia : « Il est temps de rejoindre les hauteurs
Lass !!! ».
Avant de s’engager sur
le chemin qui les mènerait sur les hauteurs de la falaise, Arielle prit le
temps d’admirer le décor qui se déployait sous ses yeux contemplatifs ébahis.
Elle n’avait jamais rien vu d’aussi beau, à part peut-être le bel étalon
gougeât qui requérait de manière frugale et pressante leur départ, que cet
éclat lumineux qui faisait scintiller l’eau d’un turquoise désormais bien plus
limpide. Les vagues, bien que relativement élevées, étaient loin d’atteindre la
hauteur de la veille. Ce remous donnait l’impression que l’eau, avec
bienveillance, berçait le monde sous-marin.
Sans un seul mot
échangé, Barrons se décida à quitter les lieux. Il emprunta un raidillon très
rocailleux. La jeune femme éprouvait de notables difficultés à se caler sur sa
vélocité. Sans même un regard jeté en arrière, Barrons sentait la distance qui
se creusait entre lui et la jeune femme. C’est pourquoi, il fit demi-tour et ni
une, ni deux, se baissa, entoura de ses bras musclés les jambes de la jeune
femme et la déposa un peu plus délicatement que la première fois sur son
épaule. Ainsi, leur marche était bien plus efficiente. Arielle, outrée d’une
telle attitude, n’émit aucun son. Il lui était inconcevable d’encourager la
rusticité de son sauveur désagréable. Il était impénétrable, elle le serait
également.
En moins de temps qu’il
n’en faut pour l’écrire, Barrons et Arielle se retrouvaient au sommet de la
falaise. Cette fois-ci, il la posa à terre sur ses pieds. Même si celle-ci se
sentait nauséeuse et étourdie, elle parvint à rester debout suffisamment longtemps
pour observer l’homme s’éloigner alors qu’il ne lui avait pas adressé un mot
depuis la demi-heure qui venait de s’écouler. À en juger par la position du
soleil, il devait être aux alentours de 6 heures du matin et elle se retrouvait
à nouveau seule sur des terres qu’elle ne connaissait pas ou ne reconnaissait
pas. Seule. Elle était seule au monde !!!
Jusqu’à ce qu’il ne
disparaisse totalement de son champ de vision, Arielle, parfaitement
désemparée, désespérée même, ne se mut. Aussi loin que son regard puisse errer,
elle le regarda la fuir une nouvelle fois. Les bras étendus le long des flancs
respectifs, dans une attitude déconcertée, les yeux embrumés de larmes qui
s’apprêtaient à se déverser de manière torrentielle sur ses joues rouges de
colère, la bouche arquée dans le sens inverse d’un sourire qui illumine un
visage, Arielle cria !!!
Un premier son fluet s’arracha tant bien
que mal de sa gorge nouée, puis un second plus vigoureux naquit, enfin, un
grognement guttural s’extirpa des tréfonds de son âme. Barrons, quoique déjà
loin, entendit cette suave plainte qui se transforma en rage colérique. Cette
criaillerie lui transperça le cœur car oui, même si régulièrement, on en doute,
Jericho Z Barrons possède bien un cœur… Un cœur certes enfoui sous des
monticules de nœuds émotionnels relégués dans les méandres de son être, mais un
cœur d’une rarissime loyauté ! Il lui aurait bien servi son
sempiternel : « Si vous étiez intelligente, vous me fuirez tant que
vous le pouvez encore… ». Mais, il n’était pas d’humeur loquace pour lui
adresser son adage antédiluvien en signe d’adieu au moment où il s’était
résigné à décamper à toute hâte et à partir en quête d’Asgard !
Barrons, exaspéré et
excédé par cette tension sexuelle retenue et, assaillit par le sentiment
honteux de recourir à un tel subterfuge pour s’abstenir d’avilir et
d’assujettir cette remarquable femme, se mit quant à lui à brailler à la mort
comme seule une bête enragée s’en délecte.
Les retrouvailles avec
son animal domestique permit à Barrons de relâcher la pression accumulée depuis
bien trop longtemps. Dès que les galops d’Asgard s’emballèrent, les
préoccupations du cavalier semblèrent s’envoler !!!
Arielle, quant à elle,
avait enfin réussi à se ressaisir et considérait les différentes options qui
s’offraient à elle. Elle avait survécu jusqu’à présent sans cet homme, elle
allait poursuivre sa vie. La seule complication de ce plan dressé promptement
était justement qu’elle n’avait aucune idée de ce que pouvait être sa vie…
Bien que l’étendue d’une plaine boisée
les séparait, à l’instant où Barrons expulsa le dissentiment qui s’était créé
en lui concernant ses intentions envers Arielle et qu’il était tout bonnement
impossible qu’elle entende le grondement grave de l’homme-bête, celle-ci jeta un
regard amouré dans sa direction. Puis, détournant la tête, elle se mit en
marche sur le sentier opposé.
***
Voilà mes petites chattes, c'est tout pour aujourd'hui. Alors on respire profondément, on va se boire une camomille pour se détendre les miches et on revient mettre un gentil commentaire.
Si tout va bien, tu pourras te délecter de la suite vendredi.
YMCA sur vos culs.
samedi 19 mai 2012
Les répliques cultes de Jericho Barrons qui ont le don de t'ébouillanter ton string à plume #fièvre noire.
Salut à toi ma petite poule
déplumée,
Alors saches que nos réunions de « Barrons Addict
Anonymes » ont le merveilleux épilogue de nous offrir des centaines
d'idées, de la fan fiction au sextoy JZB en passant par des flash mob
endiablées.
Cette semaine, il y en a une qui a retenu mon attention, c'est de faire une rubrique « phrases
cultes made in JZB ».
Ben oui c'est vrai que je poste souvent des extraits entiers
pour te replonger dans l'univers Barroniens, mais les phrases courtes auront
l'avantage de te faire frémir l'intérieur de tes amygdales en peu de temps. Les
extraits et les répliques n'auront pas de toutes façons la même incidence sur ton
corps.
C'est un peu comme si tu comparais le fait de faire l'amour
pendant des heures avec des préliminaires à n'en plus finir et le fait de te
faire prendre comme une bête sur le plan de travail de la cuisine.
Voilà tu comprends ou je veux en venir? Ca ne se compare pas, ça dépend de ton état
d'esprit du moment si tu as besoin de
tendresse ou si tu as juste envie de
faire ressortir la chienne qui est en toi.
Apres ce petit aparté plein de poésie, je te laisse face à
ton destin. Alors savoures et kiffes ton
orgasme.
« Le dénommé Jericho Barrons n’occupait pas l’espace,
il le saturait littéralement. Avant son arrivée, la pièce était emplie de
livres. A présent, elle était emplie…de lui. »
« Un picotement brûlant me parcourut à l’endroit où il
avait posé sa bouche. Sous son regard acéré, j’avais la désagréable impression
de n’être qu’une proie. »
« Il était vêtu avec l’élégance de ceux qui n’ont rien
à prouver. Costume italien à la coupe parfaite, chemise blanche sans un faux
pli, cravate aux coloris discrets, et bottines de cuir fin. Dire qu’il était
beau serait inexact. Il rayonnait d’une virilité hors du commun. Tout en lui
vibrait de sensualité : ses yeux où brillait la promesse d’étreintes
audacieuses, sa bouche pleine faite pour les baisers les plus brûlants, son
attitude fière et provocante…En un mot, il était exactement le genre d’homme
que j’avais toujours fui comme la peste. »
« _Tss, tss…fit-il en secouant la tête. Un beau brun de
fille comme vous, quel dommage ! Croyez-moi, vous ne tiendrez pas une
semaine si vous vous obstinez ainsi. Toutefois, si vous vouliez me dire ce que
vous savez, je pourrais augmenter légèrement vos chances de survie… »
« Puis il m’adressa un sourire glacial et hocha
brièvement la tête, comme pour me dire : “Vous avez gagné la première
manche, Mademoiselle Lane”.
_Ne vous réjouissez pas trop vite, murmura-t-il. »
« Si cet homme était l’hiver, j’étais l’été. Si j’étais
le soleil, il était la nuit – une nuit noire, effrayante, agitée par la
tempête… »
« Ma chambre, déjà petite en temps normal, était
soudain devenue étouffante. Il me semblait que mon visiteur envahissait tout
l’espace de sa présence magnétique, me laissant à peine assez d’air pour
respirer. »
« Plus tard, lorsque je commençai à le connaître mieux
– dans la mesure où l’on peut connaître Jericho Barrons – je compris qu’il
faisait toujours en sorte de ne jamais tourner le dos à une porte ou à une
fenêtre. Ce n’était pas une question de peur, mais de contrôle de la
situation. »
« Si vous n’êtes pas avec moi, Mademoiselle Lane, vous
êtes contre moi. Sachez que je n’ai aucune pitié pour mes ennemis."
« Apprenez qu’il y a deux sortes de personnes dans ce
bas monde. Celles qui survivent à n’importe quel prix, et celles qui n’ont pas
la force de lutter : les victimes. Vous faites partie de la seconde
catégorie, Mademoiselle Lane. Vous n’êtes qu’une agnelle dans une cité de loups
affamés. »
« _Pauvre agnelle qui a décidé de demeurer dans cette
cité de loups affamés…Reste à savoir lequel vous dévorera le premier. »
« En un clin d’œil, il fondit sur moi et me plaqua sans
ménagement contre la porte. Un fauve tenant sa proie entre ses griffes ne
devait pas montrer plus froide résolution. »
« _Je ne sais pas ce qui me retient de vous flanquer
mon poing dans la figure !
_La crainte de vous casser un ongle ? suggéra-t-il d’un
ton si suave et si hautain qu’une nouvelle bouffée de rage monta en moi. »
« Je ne pus réprimer un mouvement de recul lorsqu’il
m’apparut dans la pleine lumière qui l’environnait à présent de toutes parts.
Jusqu’à cet instant, je ne l’avais pas vu tel qu’il était exactement. Jericho
Barrons n’était pas seulement viril, il était charnel, dans le sens le plus
animal du terme, au point qu’il en devenait inquiétant. »
« _Je suis basque et celte. Picte, pour être précis,
mais je suppose que la subtilité vous échappe.
Contrairement à ce qu’il croyait, j’avais quelques notions
d’histoire. Je m’expliquais mieux à présent ses yeux d’un noir d’encre, sa peau
dorée et sa fierté ombrageuse. Je n’aurais pas cru qu’il pût exister un
assemblage génétique aussi explosif ! »
« _Vous ferais-je peur, Mademoiselle Lane ?
_Pas du tout, mais je n’aime pas être brutalisée.
_Vous vous en remettrez. La nuit abrite des créatures bien
pires que moi. »
« _Parfois, il faut tirer un trait définitif sur son
passé pour se donner un avenir, reprit-il, comme s’il avait lu dans mes
pensées. Ce n’est jamais facile, mais c’est ce qui fait la différence entre
ceux qui s’en sortent et les autres, les victimes. Vous devez lâcher ce qui
s’en va pour survivre à ce qui arrive. »
« _Enfer ! tonna-t-il. Ne voyez vous pas que vous
nous mettez tous en danger, pauvre sotte ? Vous êtes une véritable
calamité ! Un…un cauchemar rose bonbon ! »
« _Je ne cherche pas à vous aider, Mademoiselle Lane.
Je pense seulement que vous pouvez m’être utile. Pour cela, j’ai besoin de vous
vivante. »
« _Et faites quelque chose de vos cheveux, comme la
nuit où je suis venu vous voir dans votre pension, par exemple.
_Vous voulez que j’ai l’air de sortir de mon lit ?
_Ou du mien, de préférence. Je vous donne une heure, pas une
minute de plus. »
« _Tu changes de registre, on dirait ! Jolie, la
gamine…D’où la sors-tu ?
_De mon lit, et elle y retourne bientôt.
_Elle sait parler ?
_Uniquement avec ma permission, mais en général, elle a la
bouche trop pleine pour discuter. »
« _Si vous faites de nouveau une de vos pénibles
allusions à ma bouche et à une fellation sur votre personne, ne comptez plus
sur mon aide.
Je le vis croiser les bras, tandis que son regard se posait
sur mes lèvres rouge vif.
_Dois-je en déduire qu’il existe d’agréables allusions à
votre bouche et à une fellation sur ma personne, Mademoiselle Lane ?
Si c’est le cas, je serais heureux de les entendre. »
« Barrons venait de poser sur moi le regard le plus
brûlant, le plus sensuel, le plus sexuellement explicite que j’aie jamais vu…et
j’étais à peu près certaine qu’il ne s’en était même pas rendu compte…mais nous
ne faisions pas partie du même monde. Les gazelles ne fraient pas avec les
lions, surtout lorsqu’ils sont affamés de chair fraîche… »
« Il n’aurait pu le proclamer avec plus de force :
j’étais à lui, rien qu’à lui. »
« (Barrons à Fiona)
_Là, ma belle, tu commets la même erreur monumentale que la
plupart des femmes : tomber amoureuse du potentiel d’un homme. Il est rare
que nous ayons le même avis que vous sur ce point, et encore plus que nous
ayons l’envie de le réaliser. Cesse donc de te faire des illusions sur celui
que tu voudrais que je sois, et regarde moi tel que je suis en réalité. »
« _Excellente question.
Une réponse typique de Barrons…c'est-à-dire, une réponse qui
n’en était pas une. »
« _Ne vous séparez jamais de cette arme, vous m’avez
compris ? Vous la garderez sur vous pour manger, pour dormir, pour vous
laver, et même pour baiser ! »
« _Vous pouvez m’appeler par mon prénom…Jericho. Et
merci de m’avoir sortie de là.
Je le vis hausser un sourcil amusé.
_Restez en à Barrons, Mademoiselle Lane,
marmonna-t-il. »
….....................................
Un énorme YMCA à Karin qui nous a offert ces fiches et à Lea
qui m'a envoyé ces phrases fétiches? C'est beau ce partage. J'en suis toute
émoustillée de la croupe.
….....................................
….....................................
EDIT
Bon les filles je vois que vous êtes unanimes sur la dernière photo, je vous propose donc si vous m'envoyez une photo de vous, de vous faire une petite surprise.
vendredi 18 mai 2012
Jericho Z Barrons et l’Ondine sibylline #2 par Erika Cazaux
Salut à toi mon canard à l'orange,
Alors bon à moins que tu sois restée terrer au fin fond d'une cuve à vin depuis lundi ou que tu ais été enlevée par Nikos Aliagas pour t'apprendre le Sirtaki tu dois être au courant de la FANFICTION que nous écrit Erika.
D'ailleurs si mes souvenirs sont bons, je t'ai un peu laissé lundi le cul tendu et la langue pendante après cet extrait. Tu as réclamé une suite et comme avec Erika nous ne sommes que générosité et amour on a pas voulu te faire patienter trop longtemps.
Voilà roules toi en boule dans ce nouvel extrait. C'est doux comme du pilou.
...........................................................................
Si tu as envie de te rafraîchir la mémoire c'est par ici. Profites en aussi pour te rafraîchir sous les bras je crois que ton déo t'a lâché le maraud.
Si tu as envie de te rafraîchir la mémoire c'est par ici. Profites en aussi pour te rafraîchir sous les bras je crois que ton déo t'a lâché le maraud.
![]() |
Un énorme YMCA à CERES pour ce magnifique montage qui te donne
envie d'imiter le cri du phoque tellement c'est beau!!!
|
Jericho Z Barrons et
l’Ondine sibylline
Extrait n°2
Barrons
avait rapidement réussi à rejoindre une des cavernes suffisamment hautes logée
dans la roche de la falaise afin de se protéger de la tempête qui ravageait en
cet instant même les alentours océaniques. Bien que rencognés dans les
entrailles du promontoire, ils étaient hors de danger tant qu’ils demeureraient
confinés dans cette grotte. En aucun cas ils ne devaient s’aventurer à
l’extérieur de cette concavité, même si la tension libidinale devenait de plus
en plus insupportable. Barrons ne doutait pas un seul instant qu’Asgard, lui
aussi avait trouvé un abri pour déjouer l’orage qui s’abattait sur les hauteurs
de cette région.
Cette excavation était profonde mais
étroite. Plus on s’enfonçait dans l’embouchure principale, plus l’opacité
régnait. Sur le sol, jonchaient les restes de brindilles ayant embrasés un
récent feu. Ces cavités n’étaient pourtant que rarement visitées. Seuls les
plus avertis, comme Barrons, séjournaient sur ses sites. Nonobstant, ils
révélaient un décor des plus enchanteurs et engageants.
Dans l’intention de ne
laisser paraître aucun trouble et par la même occasion, faire valoir son
hégémonie, Barrons déposa brutalement la donzelle à terre. Toutefois, il
s’était au préalable assuré qu’elle tomberait sur la matière la plus à même
d’amortir sa chute. Comme elle ne souhaitait pas montrer sa faiblesse, la femme
étouffa un cri de douleur, elle non plus ne voulait témoigner à cet homme
insolent aux méthodes barbares aucun sentiment. Elle conserva la tête baissée
ce qui parut une éternité à Barrons si bien qu’il décida de mettre de la
distance entre lui et cette créature qui n’avait pas songé à remettre en place
sa tunique et dévoilait alors bien trop de peau dénudée à des yeux qui ne
pouvaient en soutenir davantage. Son corps était à cet instant traversé d’une
passion dévorante, il n’avait qu’une idée en tête : la posséder !
La tempête était à son
comble. De la place où Barrons se tenait, il était témoin d’un spectacle naturel
extraordinaire. Cependant, bien qu’il fut d’une beauté époustouflante, celui-ci
les assujettissait à son plein déploiement jusqu’à ce que le retour au calme
n’advienne.
Barrons s’était posté au seuil de la
caverne et contemplait, songeur, les giboulées qui venaient s’écraser sur la
falaise, le vent soufflait bruyamment et si fort que les vagues semblaient se
déchaîner et danser dans un rythme effréné. Le ciel s’enténébrait rapidement.
Bientôt, même lui ne pourrait plus observer le déferlement naturel.
Malgré son éloignement
de la jeune femme, l’ouïe dont il jouissait lui permettait d’entendre dans un
murmure à peine articulé le pronom interrogatif « Pourquoi ? »
répété inlassablement. Il avait la sensation qu’elle était dans un état second
et il n’était pas en mesure de tolérer les jacassements d’une femme insensée et
perturbée. Il ne s’essayait même pas à rechercher la signification d’une telle
demande, il était lui-même en proie à ses propres démons qui l’assaillaient à
ce moment précis. Il était donc déjà suffisamment préoccupé à dompter ses
besoins qui le fustigeaient de toute part. Se tenir si prêt d’une jeune femme
qui éveillait en lui à ce point son instinct animal n’était de bonne augure ni
pour lui, ni pour elle. Il allait devoir mener une lutte infernale et acharnée
pour ne pas lui sauter dessus ni la violenter comme ses pulsions lui
ordonnaient de faire. Combien il était difficile pour Barrons de réprimer ses
envies bestiales, les mêmes qui faisaient de lui un amant prodige ! Et
pourtant, son animalité allait devoir disparaître car ils étaient acculés dans
cet espace exigu pour quelques heures encore. Il l’avait escorté jusqu’à cette
grotte reculée, ne pouvant espérer regagner les hauteurs de la falaise. La
tornade les aurait empêchés de trouver un refuge moins étroit suffisamment
vite. Il avait dû se résoudre à s’attarder pour les heures à venir dans cet
emplacement qui lui laisserait peu le loisir d’exprimer la bestialité qui
incendiait son corps depuis bien trop longtemps maintenant.
Pendant que Barrons
s’efforçait d’étouffer ses ardeurs amplifiées par le temps survolté et
l’étroitesse du lieu, la jeune femme, quant à elle, épouvantée, contrite et
désabusée, retrouvait sa vigueur…
Tandis qu’il tentait
toujours de refouler dans un endroit de son corps qu’il connaissait à la
perfection ce désir insolite, pour devoir y reléguer régulièrement des désirs
inassouvis, le son mélodieux de la voix de la jeune femme le fit tressaillir.
Lui qui, habituellement n’était jamais pris au dépourvu, toujours prêt à affronter n’importe quelle situation, toutes les plus invraisemblables les unes que les autres, s’était laissé piégé par le ton désinvolte de la femme qu’il avait certainement sauvé d’une mort atroce.
Il ne se retourna pas lorsqu’elle lui demanda d’une voix douce, sensuelle et chantante : « Mais qui êtes-vous ? ».
De longues minutes passèrent avant que la femme ne se lève, rejoigne Barrons et pose sa main délicatement sur le flanc de celui-ci. Cette fois-ci, il avait senti venir l’offensive de cette étrange femme et resta totalement stoïque à la chaleur que diffusa ce contact innocent. Il se recula subrepticement et fit face à la jeune femme. Il s’écoula près d’un siècle avant que l’un d’eux n’émette un son. Ils commencèrent par se défier du regard, tandis que les prunelles de l’homme sauvage d’un noir de jais étaient assassines, les yeux bleu azur de la jeune femme encore échevelée du mauvais traitement de son sauveteur, lançaient quant à eux des étincelles. D’ailleurs à l’instant où chacun riva ses yeux sur l’autre, un éclair zébra le ciel et l’éclaira d’une lumière iridescente. Alors, la foudre qui tomba très proche d’eux, suivit. Mais, aucun ne sursauta, ni ne détourna le regard de celui de l’autre. Ils n’avaient même pas entendu le fracassement qui s’était produit non loin d’eux. En cet instant, la terre s’était arrêtée de tourner, plus rien n’existait sinon l’animosité d’une farouche défiance entre une femme et un homme acariâtres. Même la condescendance ostentatoirement affichée sur leur visage respectif n’atténuait l’élégance de chacun. Ils n’en demeuraient pas moins scandaleusement beaux. Les traits fins et ciselés du délicieux minois de la jeune femme contrastaient avec les lignes plus anguleuses et affirmées de la face de l’homme. La mâchoire de celui-ci semblait avoir été dessinée d’un fin pinceau tellement elle était merveilleusement taillée.
Lui qui, habituellement n’était jamais pris au dépourvu, toujours prêt à affronter n’importe quelle situation, toutes les plus invraisemblables les unes que les autres, s’était laissé piégé par le ton désinvolte de la femme qu’il avait certainement sauvé d’une mort atroce.
Il ne se retourna pas lorsqu’elle lui demanda d’une voix douce, sensuelle et chantante : « Mais qui êtes-vous ? ».
De longues minutes passèrent avant que la femme ne se lève, rejoigne Barrons et pose sa main délicatement sur le flanc de celui-ci. Cette fois-ci, il avait senti venir l’offensive de cette étrange femme et resta totalement stoïque à la chaleur que diffusa ce contact innocent. Il se recula subrepticement et fit face à la jeune femme. Il s’écoula près d’un siècle avant que l’un d’eux n’émette un son. Ils commencèrent par se défier du regard, tandis que les prunelles de l’homme sauvage d’un noir de jais étaient assassines, les yeux bleu azur de la jeune femme encore échevelée du mauvais traitement de son sauveteur, lançaient quant à eux des étincelles. D’ailleurs à l’instant où chacun riva ses yeux sur l’autre, un éclair zébra le ciel et l’éclaira d’une lumière iridescente. Alors, la foudre qui tomba très proche d’eux, suivit. Mais, aucun ne sursauta, ni ne détourna le regard de celui de l’autre. Ils n’avaient même pas entendu le fracassement qui s’était produit non loin d’eux. En cet instant, la terre s’était arrêtée de tourner, plus rien n’existait sinon l’animosité d’une farouche défiance entre une femme et un homme acariâtres. Même la condescendance ostentatoirement affichée sur leur visage respectif n’atténuait l’élégance de chacun. Ils n’en demeuraient pas moins scandaleusement beaux. Les traits fins et ciselés du délicieux minois de la jeune femme contrastaient avec les lignes plus anguleuses et affirmées de la face de l’homme. La mâchoire de celui-ci semblait avoir été dessinée d’un fin pinceau tellement elle était merveilleusement taillée.
Et l’un et l’autre
s’observaient, se découvraient le plus naturellement possible. Il s’écoula un
long moment avant que le regard de chacun ne s’adoucisse et ne se détende.
Toutefois, Barrons finit par se perdre
dans les prunelles bleutées de la jeune femme frappée de la grâce de Freyja[1] à
sa naissance. Cette dernière, quant à elle, ne pouvait s’astreindre à
soustraire ses pupilles de l’incandescence qui flamboyait dans les iris de cet
homme chaud comme la braise.
L’orage avait cédé la
place à une pluie tonitruante qui s’écrasait contre le toit en roche qui leur
servait d’abri. L’air était lourd et pesant, non pas tant à cause de la tempête
qui s’était abattue sur la région, mais plutôt de l’électricité qui émanait de
ces regards échangés. Aucun ne semblait disposé à prendre la parole le premier.
Tous deux faisaient preuve d’une telle fatuité que cela commençait à en devenir
ridicule. Au même instant, ils ouvrirent la bouche sans même se lâcher des
yeux, l’un pour brailler : « ENFER !!! » et l’autre pour
seulement demander d’une voix claire et ferme :
« Pourquoi ??? ». Chacun interrompit sa phrase, enfin il serait
plus exact d’écrire : chacun n’énonça qu’un modeste mot.
Ils se replongèrent dans une
contemplation plus interrogative cette fois-ci comme si chacun tentait de
percer à nu l’autre. Barrons vrilla le premier son regard afin de le laisser
parcourir et dessiner les formes plutôt pulpeuses et mouillées de la jeune
femme. Il était plus facile pour lui de se faire passer pour un homme viril qui
appréciait la volupté des femmes plutôt que de laisser transparaitre la moindre
émotion. Aucune femme, en de si nombreuses années, nombreuses décennies, ou
plus exactement nombreux siècles n’avait pu atteindre l’âme de cet homme
mystérieux, ce n’était pas une folle suicidaire qui s’y rendrait sans même la
promesse d’une étreinte échangée. La jeune femme fût très surprise d’une telle
attitude primaire de l’homme qui venait de la préserver de…, oui de quoi ? Songea-t-elle. Mais que faisais-je au bord de l’eau alors
qu’une tempête imminente menaçait d’éclater ?
L’homme, quant à lui,
poursuivait le voyage visuel du corps très peu vêtu de la damoiselle et sur
lequel ruisselait encore de fines gouttelettes de pluie reçues lors de son
périple vers ce liquide matriciel qui l’avait enjointe de s’approcher. Ce
tissus déjà très fin à l’origine et maintenant humide, mettait effrontément en
valeur ses formes plantureuses et notamment laissait deviner, l’aréole de ses
seins. Ses tétons, qui, lorsqu’elle prit conscience du désir qui brûlait dans
le regard de l’homme, se durcirent sous les effets d’émotions consécutives
antagonistes. Tout d’abord, elle avait ressenti l’indignation d’un tel affront,
puis le plaisir de provoquer une ardeur immodérée chez cet homme qui est beau à se damner, venait-elle de
s’avouer à demi-mot dans son esprit embrumé par la chaleur torride qui régnait
soudainement dans l’atmosphère. Ensuite, elle éprouva de la colère de
s’enticher ainsi d’un inconnu aux manières rustres. Sentiment qui fut aussitôt
balayé par son propre désir de dévêtir l’homme afin de contempler ce corps qui
semblait si parfaitement sculpté à la serpe.
Il portait à la perfection un tartan de couleurs chaleureuses, dont le haut laissait entrapercevoir des pectoraux protubérants et des abdominaux façonnés tels des sillages aussi vallonnés que les plaines de la région. Les divers muscles puissamment développés de ses bras étaient, quant à eux, sanglés par un vêtement bien trop étriqué pour un homme de cette carrure. Seul ornement qu’elle ne lui aurait pas ôté était le lacet rouge qui barrait son front et retenait une toison soyeuse d’un noir corbeau qui cascadait sur ses épaules.
Après un scrupuleux examen anatomique de son bourreau, son mental réussit tout de même à reprendre le dessus un bref instant pour lui intimer de cacher sous ses propres mains finement ridicules sa poitrine bien trop aguicheuse. Elle susurra alors tendancieusement : « Messire, enfin !!! » tout en essayant d’observer un regard désapprobateur. Immédiatement après sa réplique peu convaincante, une question des plus coquines s’imposa à son esprit : son membre seulement caché par ce ridicule bout de tissu, était-il taillé proportionnellement à son corps ?
Il portait à la perfection un tartan de couleurs chaleureuses, dont le haut laissait entrapercevoir des pectoraux protubérants et des abdominaux façonnés tels des sillages aussi vallonnés que les plaines de la région. Les divers muscles puissamment développés de ses bras étaient, quant à eux, sanglés par un vêtement bien trop étriqué pour un homme de cette carrure. Seul ornement qu’elle ne lui aurait pas ôté était le lacet rouge qui barrait son front et retenait une toison soyeuse d’un noir corbeau qui cascadait sur ses épaules.
Après un scrupuleux examen anatomique de son bourreau, son mental réussit tout de même à reprendre le dessus un bref instant pour lui intimer de cacher sous ses propres mains finement ridicules sa poitrine bien trop aguicheuse. Elle susurra alors tendancieusement : « Messire, enfin !!! » tout en essayant d’observer un regard désapprobateur. Immédiatement après sa réplique peu convaincante, une question des plus coquines s’imposa à son esprit : son membre seulement caché par ce ridicule bout de tissu, était-il taillé proportionnellement à son corps ?
Elle n’eut le temps de chasser de son
esprit l’objet de sa convoitise naissante, qu’avec force elle fut projetée contre
la roche. Barrons venait d’une main ferme de l’acculer contre le mur. La
rudesse de la pierre et ses formes calleuses lui blessèrent le dos. Mais
l’indélicatesse de l’acte inattendu de son ravisseur l’avait laissée sans voix.
Constatant dans ses yeux autant d’envie que de mépris, Barrons la maintint de
sa main droite toujours résolument appuyée sur le bas-ventre de la jeune femme
et lui menotta de son autre main les deux bras au-dessus de sa tête afin de lui
montrer qui maîtrisait la situation ! Tous deux ainsi déployés, Barrons la
dominait de deux têtes au moins. Le désir observé dans les prunelles de la
jeune vierge excitée fléchit et une certaine crainte s’y imprima. Malgré lui,
il se sentait satisfait et se félicitait d’induire en si peu de temps autant de
sentiments contradictoires chez la femme qu’il convoitait férocement. Comme
pour asseoir son pouvoir, il la déshabilla du regard de la tête au pied. Cette
dernière était secouée de spasmes autant dus aux supplices humiliants endurés
qu’au plaisir provoqué par l’évidente excitation d’un homme si remarquablement
séduisant. Des larmes se formèrent dans les yeux de la jeune femme dont les
états d’âme oscillaient dangereusement et risquaient de la détruire. Après ce
qu’elle avait vécu quelques jours plus tôt, elle n’était plus que l’ombre
d’elle-même, et pour cause, tout lui avait été dérobé.
Barrons s’aperçut immédiatement de la
vulnérabilité de la jeune femme qui jusqu’à présent lui avait tenu tête. Il
parvint enfin, non sans difficulté, à calmer le feu intérieur qui lui brûlait
ses organes internes et surtout à dompter la vague déferlante qui se propageait
dans son bassin.
Il s’éclaircit la gorge
en lançant son juron favori : « ENFER !!! » et se décida
alors à interroger cette femme. Il ne pût tout de même s’empêcher de rétorquer
d’un ton audacieux et de plus en plus mesquin, après tout il était tout de même
Jéricho Z Barrons : « Mais que faisiez-vous, Lass, si prêt de
l’eau ? Êtes-vous totalement folle ou suicidaire ? Vous n’aviez peut-être
pas remarqué qu’une tempête s’apprêtait à s’abattre aux abords de
l’océan ? Êtes-vous aveugle ? … Je dirai plutôt inconsciente… car à
en juger par la manière dont vous me dévoriez des yeux et l’effet que je
produisais sur vos zones érogènes sans même vous touchez, me laissent penser
que votre acuité visuelle n’est pas à remettre en question ! ».
Il éclata d’un rire doucereux qui
empourpra davantage, comme si cela avait été possible, les joues de la
demoiselle. Qu’allait-elle pouvoir répondre à cet interrogatoire cuisant ?
Heureusement, il n’était pas sadique au point d’exiger une réponse après une
telle entrée en matière. Il stoppa brusquement son rire dont le dernier écho au
fond de la grotte raisonna un instant encore. Le silence revenu, il
renchérit : « Lass, je vous ai posé une question … Que faisiez-vous à
deux pas d’une mer totalement ébranlée ? » La jeune femme rassurée
que ce soit précisément cette interrogation à laquelle il attendait une
réponse, ne put cependant que formuler d’une voix atone : « Je ne
sais pas. ». Barrons s’emporta, retira sa main toujours déposée sur le
bas-ventre de la femme désemparée pour cogner brutalement contre la roche au
niveau de son visage. Lorsque celui-ci avait levé le poing, elle avait
instinctivement clos ses paupières et senti que son énergie la quittait. Ses
jambes vacillèrent et Barrons relâcha les bras qu’il maintenait toujours contre
la roche pour la soutenir.
L’homme
se pressa contre elle si fort qu’elle en eût le souffle coupé et ne pût que
chuchoter : « Mais qui êtes-vous ? ». Celui-ci, lui adressa
une réponse évasive sur un ton sévère : « Celui qui vous a sauvé
d’une noyade certaine, folle Lass ! ». La jeune femme ne réitéra pas
sa question, elle avait compris qu’elle n’obtiendrait pas de réponse plus
précise de cet homme laconique qui néanmoins, à en juger la dureté de son sexe
érigé contre son bas-ventre, la désirait, elle !
Elle murmura d’une voix faible :
« Arielle…
- Je vous demande pardon Milady ?
- Arielle… c’est la seule chose dont je
me souvienne à mon sujet… mon prénom ! »
La
jeune femme éplorée par cet aveu, sembla se briser puis s’effondra brutalement
au creux des bras de Jericho Z Barrons.
***
[1] Déesse pouvant être considérée
comme l’équivalent de la Déesse Aphrodite ou bien
Vénus selon l’origine
mythologique.
........................................................
Alors il envoie pas de la bûche cet extrait?
Alors il envoie pas de la bûche cet extrait?
Ça commence à bien prendre forme nan?
Reviens lundi et tu auras la suite.
Oui je sais je suis diabolique
HAHAHA
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