jeudi 24 mai 2012

Réunion des Barrons Addict Anonyme #9


Salut à toi chère BAA de mon coeur,

Je vois qu'on est de plus en plus nombreuses et ça me donne envie de fredonner du rock voisine en dansant nue sur des galets. Mais bon comme ces temps ci j'ai pris un ou deux bourrelets qui se tape l'incruste depuis 4 ans  je vais éviter que tu te brûles les yeux devant ce spectacle alors je vais juste me contenter d'annoncer l'ouverture de la 9eme réunion des "Barrons Addict Anonymes".
Oh putain les filles c'est un peu comme si j'annonçais l'ouverture du festival de films de cannes en robe à paillettes et fouffe aux vent mais en mieux bien sur.



"Bonjour moi c'est Jacinthe, J'ai crée ce blog il y a quelques mois parce que je me suis rendue compte qu'aucun blog français ne lui était consacré. Enfin bon c'est pas pour ça que je vais en créer un sur Mireille Matthieu qu'on se mette bien d'accord. Parceque même si elle a la coupe que nos parents nous ont forcé a avoir pour nos 8 ans elle est loin de me faire flamber mon tanga en un regard. Ça serait même plutôt la capote glaciaire entre les cuisses. Et un clito mister freeze pour Jaja.
Pardon je m’égare. 
Donc je disais depuis que j'ai ce blog Barrons n'est plus une obsession mais une évidence. Et merci à vous mes folles du slip kangourou de m'aider à l'alimenter. Bon je vous laisse j'ai mon diaporama des 698745 photos de DG qui m'attend"





mardi 22 mai 2012

Extrait Fièvre Noire #5


Mon petit mollusque,

Nous continuons notre voyage au sein des rencontres avec JZB. Cette fois encore, Mac cours se réfugier dans la librairie de notre Jéricho Barrons. Et une fois de plus notre chez Barrons est à la hauteur de son arrogance.




— Décidément, cela devient une habitude, mademoiselle Lane.
En me voyant me ruer à l'intérieur de la librairie, hors d'haleine, Barrons leva
à peine les yeux du livre qu'il était occupé à examiner.
Je rabattis vivement la porte derrière moi et poussai les verrous d'une main tremblante.
En les entendant coulisser dans leur rail de métal, il me décocha un regard intrigué et daigna enfin poser son ouvrage sur une console.

  Qu'est-ce qui ne va pas ?
—  Je crois que je vais me sentir mal.
Il fallait que je me lave, si possible à l'eau de Javel, mais je me demandais si une centaine de
douches suffiraient.
Mais non, répondit Barrons avec fermeté. Respirez un bon coup, cela va passer.
En était-il aussi certain qu'il voulait le laisser paraître, ou n'exprimait-il rien d'autre que sa
crainte de me voir salir son précieux canapé ou ses tapis d'Orient ?
—     On dirait que vous avez vu un fantôme. Vous êtes blanche comme un linge !
—     Je jetai un coup d'oeil en direction de Fiona, qui se tenait derrière la caisse.
—     Vous pouvez parler devant elle.

Je marchai jusqu'au comptoir pour y prendre appui. Mes jambes me portaient à peine, mes genoux flageolaient.
—  J'en ai vu un autre, dis-je dans un souffle.
 Barrons s'était tourné vers moi à mesure que je me déplaçais. Je le vis s'immobiliser, contre une lourde étagère ornée de sculptures.
—     Et alors ? Je vous avais prévenue. Il était donc si 
affreux que cela, pour vous flanquer une telle frousse ?
demanda-t-il d'un ton moqueur.
Je pris une profonde inspiration pour refouler une soudaine envie de pleurer.
—  Il a compris que je l'avais vu.


Barrons en demeura bouche bée, les yeux agrandis par la stupeur. Ou était-ce de la colère ? Inquiète, je le vis pivoter sur ses talons, lever la main et donner un violent coup de poing sur l'étagère. Le meuble vacilla sous le choc. Les livres tombèrent de tous les rayonnages, l'un après l'autre.
Lorsque Barrons se retourna vers moi, ses traits étaient déformés par la fureur.
—     Enfer ! tonna-t-il. Ne voyez-vous pas que vous 
nous mettez tous en danger, pauvre sotte ? Vous êtes  
une véritable calamité ! Un un cauchemar rose
-bonbon !
Si un regard pouvait tuer, je serais tombée raide morte à l'instant.
—     N'avez-vous donc rien compris de ce que je vous 
ai expliqué hier ? Avez-vous au moins écouté ?
 —Je vous ai très bien entendu, Barrons. Et pour votre information, je ne suis pas tout le temps habillée en rose. Je porte aussi du pêche et du parme. Quant à vos avertissements, je m'en souviens parfaitement. Vous m'avez mise en garde contre l'Homme Gris, les Traqueurs et les Ombres. Pas contre... ça.
Ce que vous avez vu était donc pire que tout cela ? demanda-t-il d'un ton incrédule.
Vous n'en avez même pas idée.
Décrivez-moi cette vilaine bestiole qui vous a fait si peur.
Je m'exécutai, aussi succinctement que possible. La seule évocation de l'immonde apparition me secouait de nausées.
—De quoi s'agissait-il ? demandai-je lorsque j'eus terminé.
Et comment cela tue-t-il ? Voilà ce que j'avais vraiment envie de savoir. Au fond, je me fichais bien du nom que portait l'horrible chose. Tout ce que j'espérais, c'était ne jamais recroiser sa route !
Je commençais à développer une angoisse obsessionnelle de la mort ou, plus exactement, des possibles fins qui m'attendaient, toutes plus effrayantes les unes que les autres. Surtout lorsque je songeais à ce que l'épouvantable créature avait si visiblement voulu m'infliger...
Si je devais périr, je préférais encore que ce soit par la main - le moignon ? - de l'Homme Gris, voire d'une Ombre. Même les fameux Traqueurs me paraissaient moins inquiétants. Qu'ils m'écorchent vive, comme Barrons m'avait dit qu'ils le feraient, je n'en avais cure ! Mais que jamais, jamais la Chose aux mille bouches ne m'effleure de nouveau !



—Je ne sais pas ce que c'est, avoua Barrons d'un air grave. Était-il seul ou y en avait-il plusieurs ?
Seul.
—Et vous êtes absolument sûre qu'il a compris que vous pouviez le voir ?
—Certaine. La preuve, il m'a touchée.
Un frisson de dégoût me parcourut à ce souvenir. Barrons laissa échapper un rire sans joie.
—Très drôle, mademoiselle Lane. Maintenant, dites-moi ce qui s'est réellement passé.
—Je viens de le faire. Il a posé sa main sur moi.
—Impossible. Si c'était le cas, vous ne seriez pas ici pour le raconter.
Je vous dis la vérité, Barrons. Quel intérêt aurais-je à mentir ? La... chose m'a prise par le bras.
— 

Mes mains me brûlaient encore, surtout au niveau des paumes, que j'avais plaquées sur la créature pour la repousser de toutes mes forces. Elle avait une peau de reptile, un peu visqueuse, trouée de répugnants sphincters rosâtres.

—     Et ensuite, elle a tout simplement battu en retraite ? fit Barrons d'un ton sarcastique. Elle s'est exclamée : « Faites excuse, mam'zelle Lane, je voulais
pas froisser vot' joli corsage ! Voulez-vous que je vous le repasse ?
» À moins que vous ne l'ayez griffée avec vos jolis ongles roses ?
Pourquoi faisait-il une telle fixation sur la couleur rose ? Mystère ! Au demeurant, ses railleries ne m'atteignaient pas. Moi non plus, je ne m'expliquais pas ce qui s'était passé ensuite. J'y réfléchissais depuis une bonne demi-heure sans trouver de réponse. Car l'attitude de la créature avait été, à tout le moins, inattendue.

—J'avoue que c'était assez surprenant. Elle m'a prise par le bras et elle est restée immobile, d'un air... eh bien... s'il s'était agi d'un être humain, j'aurais dit d'un air confus.
Confus ? répéta-t-il. Un Unseelie vous a regardée d'un air confus ? Vous voulez dire déconcerté, per­plexe, consterné ?
Je hochai la tête.
—Jéricho, dit Fiona derrière moi, tout cela est parfaitement absurde.
—Je sais, Fio.
Lorsqu'il s'adressait à elle, son ton était considérablement plus doux... pour ne pas dire tendre.
—  Et ensuite ? reprit-il à mon intention, d'une voix tranchante comme l'acier.

J'esquissai un geste évasif, tout en me remémorant la scène.
—  J'ai vu que la créature hésitait, alors j'en ai profité. Je lui ai donné un coup de poing dans le ventre et je me suis enfuie. Elle a essayé de me rattraper, mais avec un peu de retard ; j'ai eu le temps de héler un taxi et de monter dedans. J'ai fait faire un détour au chauffeur, au cas où l'autre aurait tenté de me suivre.
Ce laps de temps supplémentaire m'avait aussi permis de réfléchir à ce qui m'était arrivé. La Mort m'avait serrée de près, mais elle m'avait relâchée. Pour quelle raison ? Je n'en savais rien. J'étais donc allée trouver la seule personne susceptible de posséder la réponse.
—Ensuite, je suis venue ici.


—Au moins, vous avez eu le réflexe de brouiller votre piste, marmonna-t-il.


Il s'approcha de moi pour m'observer d'un air atten­tif, comme si j'étais une espèce rare, toute nouvelle pour lui.
Que diable êtes-vous donc, mademoiselle Lane ?
—Je ne comprends pas ce que vous voulez dire.
« Tu ne sais même pas qui tu es ! » s'était écriée Alina avant de mourir. Puis, comme en écho à ses paro­les, la vieille femme du pub avait dit : « Si vous êtes incapable de rester discrète et de faire honneur à votre lignage, ayez au moins la correction d'aller mourir ailleurs. » Et voilà que Jéricho Barrons s'interrogeait sur ma véritable nature...
- Je suis barmaid. J'aime les vieux standards du rock. Ma sœur a été assassinée il y a un mois. Depuis, je suis devenue folle.

J'avais énuméré tout ceci avec détachement, presque sur le ton de la conversation. Du coin de l'œil, je vis Barrons chercher le regard de Fiona.
—Vois si tu peux trouver quelque chose là-dessus, lui ordonna-t-il. Même si ça manque de précision.
Est-ce vraiment utile ? répliqua-t-elle. Tu sais très bien à quoi t'en tenir.
Il secoua la tête, manifestement peu convaincu.
—  Les nulls n'existent pas, Fio. Ce n'est qu'une
légende.
Elle éclata d'un rire cristallin.
—  Comme bien d'autres choses, n'est-ce pas, Jéricho ?
—  Que sont les nulls ? demandai-je.
Barrons ignora ma question.
  Vous allez donner à Fiona la description exacte de cet Unseelie, mademoiselle Lane. Soyez aussi pré­cise que possible. Peut-être pourra-t-elle l'identifier.

II se retourna ensuite vers son employée.
.  — Quand vous aurez terminé, tu installeras Mlle Lane dans l'une des chambres. Demain, tu iras acheter une paire de ciseaux et une teinture pour les cheveux. Tu en prendras plusieurs, pour qu'elle puisse choisir.
—Une chambre ? s'écria Fiona.
—Des ciseaux ? De la teinture ? m'exclamai-je. Dans un réflexe de défense, je portai la main à mes cheveux. Je verrais plus tard la question de la chambre. J'avais mes priorités.
On ne supporte pas l'idée de se séparer de son joli plumage, mademoiselle Lane ? me demanda Barrons avec suavité. Qu'espériez-vous ? ajouta-t-il d'un ton sec. Il sait que vous l'avez vu. Il vous cherchera jusqu'à votre mort - ou la sienne. Et croyez-moi, cette engeance a la vie dure. Très dure. La seule question est de savoir s'il alertera les Traqueurs ou s'il jouera les francs-tireurs. Si vous avez de la chance, il est de la même espèce que l'Homme Gris. Les castes inférieures pré­fèrent chasser seules.


—Vous voulez dire qu'il pourrait ne pas révéler mon existence aux autres Unseelie ?
Si c'était le cas, tout n'était pas perdu. Si je n'avais affaire qu'à un Unseelie, je pouvais encore espérer m'en sortir. En revanche, si c'était une meute de mons­tres sanguinaires qui m'attendait, mieux valait renoncer tout de suite... Je frissonnai d'effroi. Avec quel relief mon esprit enfiévré me représentait-il cette horde de créatures tout droit sorties de l'enfer, courant à mes trousses dans le Dublin nocturne ! Je mourrais d'une crise cardiaque avant qu'elles ne m'aient rejointe !

—     Tout comme les humains, répondit-il, les faës sont divisés en de nombreuses factions ennemies, en particulier les Unseelie. Ils ont les uns envers les autres autant de confiance que vous envers un lion affamé.
Ou un Jéricho Barrons, me dis-je un quart d'heure plus tard, lorsque Fiona m'escorta jusqu'à ma chambre. J'avais l'impression que je m'apprêtais à passer la nuit dans l'antre d'un fauve.
Toutefois, je m'efforçai de cacher mon manque d'enthousiasme. Quitte à mourir, autant que ce soit chez Barrons - Bouquins & Bibelots plutôt que seule dans une pension de famille où mon corps ne serait pas retrouvé avant plusieurs jours, comme cela avait été le cas d'Alina.

L'immeuble était plus profond que je ne l'avais cru en le voyant depuis la rue. Sa partie arrière n'était pas destinée à un usage commercial, puisqu'elle abritait la résidence du propriétaire.
Fiona me conduisit au fond de la librairie, jusqu'à une porte qu'elle ouvrit d'un geste sec, puis je la suivis le long d'un petit couloir qui donnait sur une autre porte, et nous entrâmes dans les appartements privés de Jéricho Barrons.

  


dimanche 20 mai 2012

Jericho Z Barrons et l’Ondine sibylline #3par Erika Cazaux

Salut à toi femme de la nuit, femme de la vie, femme de l’amour, femme d’un jour et femme de toujours…..

ET oui tu ne rêves pas, nous sommes dimanche et je te poste un jour plus tôt la FANFICTION d'Erika. J'avais peur de ne pouvoir la mettre lundi de bonne heure, du coup je me suis dis autant que tu l'ais un peu plus tôt. 
Je sais je suis trop bonne, ne me remercie pas. Enfin si, tu as le droit de faire des danse de l’allégresse tétons au vent devant ton écran. J’espère juste pour toi que tu n'ais pas dans un cybercafé parce que sinon je te raconte pas l'émeute.... ou les cris d'horreur suivant l'état de tes loches. Allez joie dans ta culotte ragnagna.



Si tu as besoin de te remettre les idées en place tu as

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Made in CERES 



Jericho Z Barrons et l’Ondine sibylline

                                                                                                                      Extrait n°3

Cette révélation inattendue laissa l’homme âprement pantois et contrarié. Elle avait manifesté une telle force de caractère jusque là. Une puissance démesurée se dégageait de cette femme pourtant de gabarit moyen. C’est pourquoi un sentiment désagréable envahit aussitôt Barrons. Lui qui la désirait dangereusement depuis qu’il l’avait aperçue aux abords des vagues, lui qui ne parvenait à domestiquer cette envie bestiale, lui dont la seule pensée était le besoin de la faire sienne, lui, cet homme ou plutôt cet amant débridé, passionné, se surpris à se laisser attendrir par cette fragilité découverte. Dès que Barrons identifia un tel douteux réflexe pour un homme de sa trempe, il tenta immédiatement de chasser au loin cette toquade aussi incompréhensible qu’irrévocable.
Cependant, il n’avait toujours pas desserré son étreinte, il estimait que les sanglots, bien que discrets, motivaient un enlacement ferme pour prévenir l’éclatement de la demoiselle en une myriade fragmentée. Alors qu’il la maintenait, ou pour être plus exact, qu’il la berçait au rythme du tambourinement de la pluie contre la paroi de la falaise, il prêta attention à la douceur et la chaleur de sa peau. Le charmant visage de cette naïade reposait délicatement sur le torse musculeux de Barrons. Bien qu’anéantie, lovée au creux du giron de cet homme, Arielle commençait à éprouver le sentiment de sécurité qui lui faisait défaut depuis des jours.
Le léger ondoiement donné par les reins de son sauveur, lui proposa un aperçu du développement de ses muscles. En effet, plaquée contre le corps de cet étrange homme, elle était témoin de la contraction musculaire vigoureuse de celui-ci. Rien ne pouvait lui arriver tant qu’elle était logée dans ses bras.
Sentant la jeune femme se blottir davantage contre son poitrail d’un insoupçonnable déhanchement, Barrons ne put contenir l’explosion d’une pulsion et la rejeta alors violemment. Déconcertée et humiliée, Arielle se replia sur elle-même. Se croire si désirée puis repoussée avec une telle véhémence la blessait profondément. Barrons lut l’expression offensée de celle-ci, mais préféra lui laisser penser qu’elle se méprenait sur ses désirs plutôt que profiter de sa vulnérabilité repérée l’instant précédant cette étreinte. Pour manifester plus vertement encore sa factice aversion, il partit se réfugier dans l’abysse d’une artère de la galerie principale.

La jeune femme, totalement abasourdie par l’attitude de ce grossier personnage, se laissa choir sur le sol dur et trempé de la grotte. Elle n’y voyait plus rien, les faibles lueurs venaient définitivement de s’éteindre. Elle était seule au monde, coincée avec un homme aussi divinement beau qu’exagérément fruste. De chaudes larmes perlaient entre ses longs cils. Elle les laissait ruisseler le long de ses joues encore rosies par l’ivresse d’une promesse non tenue d’ébats passionnés. Quelques rares éclairs illuminaient un bref instant le ciel de couleur obsidienne. Elle profitait alors de cette lumière pour chercher du regard l’homme qui l’avait délaissée pour s’enfuir dans les ténèbres de la grotte. Quant à elle, elle reposait au même endroit où un instant plus tôt elle avait sombré. Elle ne tarda pas à s’endormir dans cette nuit sans étoile ni astre luminaire.

Barrons, non loin de là, savait que la belle s’était assoupie et il espérait fortement qu’il en fût ainsi jusqu’au lever du soleil. En effet, dès que celui-ci commencerait son déploiement, il ramènerait la jeune déesse en haut de la falaise et précipiterait son départ pour Dalkeith.
Bien qu’une intense frustration la tenaillait, Arielle dormait d’un profond sommeil sans rêve. Malgré tout, elle se sentait heureuse et en sécurité.


Un bruit rauque, méconnaissable, la réveilla brusquement. Barrons était penché au-dessus d’Arielle et balbutia : « Il est temps de rejoindre les hauteurs Lass !!! ».

Avant de s’engager sur le chemin qui les mènerait sur les hauteurs de la falaise, Arielle prit le temps d’admirer le décor qui se déployait sous ses yeux contemplatifs ébahis. Elle n’avait jamais rien vu d’aussi beau, à part peut-être le bel étalon gougeât qui requérait de manière frugale et pressante leur départ, que cet éclat lumineux qui faisait scintiller l’eau d’un turquoise désormais bien plus limpide. Les vagues, bien que relativement élevées, étaient loin d’atteindre la hauteur de la veille. Ce remous donnait l’impression que l’eau, avec bienveillance, berçait le monde sous-marin.

Sans un seul mot échangé, Barrons se décida à quitter les lieux. Il emprunta un raidillon très rocailleux. La jeune femme éprouvait de notables difficultés à se caler sur sa vélocité. Sans même un regard jeté en arrière, Barrons sentait la distance qui se creusait entre lui et la jeune femme. C’est pourquoi, il fit demi-tour et ni une, ni deux, se baissa, entoura de ses bras musclés les jambes de la jeune femme et la déposa un peu plus délicatement que la première fois sur son épaule. Ainsi, leur marche était bien plus efficiente. Arielle, outrée d’une telle attitude, n’émit aucun son. Il lui était inconcevable d’encourager la rusticité de son sauveur désagréable. Il était impénétrable, elle le serait également.
En moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, Barrons et Arielle se retrouvaient au sommet de la falaise. Cette fois-ci, il la posa à terre sur ses pieds. Même si celle-ci se sentait nauséeuse et étourdie, elle parvint à rester debout suffisamment longtemps pour observer l’homme s’éloigner alors qu’il ne lui avait pas adressé un mot depuis la demi-heure qui venait de s’écouler. À en juger par la position du soleil, il devait être aux alentours de 6 heures du matin et elle se retrouvait à nouveau seule sur des terres qu’elle ne connaissait pas ou ne reconnaissait pas. Seule. Elle était seule au monde !!!

Jusqu’à ce qu’il ne disparaisse totalement de son champ de vision, Arielle, parfaitement désemparée, désespérée même, ne se mut. Aussi loin que son regard puisse errer, elle le regarda la fuir une nouvelle fois. Les bras étendus le long des flancs respectifs, dans une attitude déconcertée, les yeux embrumés de larmes qui s’apprêtaient à se déverser de manière torrentielle sur ses joues rouges de colère, la bouche arquée dans le sens inverse d’un sourire qui illumine un visage, Arielle cria !!!
Un premier son fluet s’arracha tant bien que mal de sa gorge nouée, puis un second plus vigoureux naquit, enfin, un grognement guttural s’extirpa des tréfonds de son âme. Barrons, quoique déjà loin, entendit cette suave plainte qui se transforma en rage colérique. Cette criaillerie lui transperça le cœur car oui, même si régulièrement, on en doute, Jericho Z Barrons possède bien un cœur… Un cœur certes enfoui sous des monticules de nœuds émotionnels relégués dans les méandres de son être, mais un cœur d’une rarissime loyauté ! Il lui aurait bien servi son sempiternel : « Si vous étiez intelligente, vous me fuirez tant que vous le pouvez encore… ». Mais, il n’était pas d’humeur loquace pour lui adresser son adage antédiluvien en signe d’adieu au moment où il s’était résigné à décamper à toute hâte et à partir en quête d’Asgard !

Barrons, exaspéré et excédé par cette tension sexuelle retenue et, assaillit par le sentiment honteux de recourir à un tel subterfuge pour s’abstenir d’avilir et d’assujettir cette remarquable femme, se mit quant à lui à brailler à la mort comme seule une bête enragée s’en délecte.
Les retrouvailles avec son animal domestique permit à Barrons de relâcher la pression accumulée depuis bien trop longtemps. Dès que les galops d’Asgard s’emballèrent, les préoccupations du cavalier semblèrent s’envoler !!!

Arielle, quant à elle, avait enfin réussi à se ressaisir et considérait les différentes options qui s’offraient à elle. Elle avait survécu jusqu’à présent sans cet homme, elle allait poursuivre sa vie. La seule complication de ce plan dressé promptement était justement qu’elle n’avait aucune idée de ce que pouvait être sa vie…
Bien que l’étendue d’une plaine boisée les séparait, à l’instant où Barrons expulsa le dissentiment qui s’était créé en lui concernant ses intentions envers Arielle et qu’il était tout bonnement impossible qu’elle entende le grondement grave de l’homme-bête, celle-ci jeta un regard amouré dans sa direction. Puis, détournant la tête, elle se mit en marche sur le sentier opposé.

***

Voilà mes petites chattes, c'est tout pour aujourd'hui. Alors on respire profondément, on va se boire une camomille pour se détendre les miches et on revient mettre un gentil commentaire.
Si tout va bien, tu pourras te délecter de la suite vendredi.
YMCA sur vos culs.


samedi 19 mai 2012

Les répliques cultes de Jericho Barrons qui ont le don de t'ébouillanter ton string à plume #fièvre noire.



Salut à toi ma petite poule déplumée,

Alors saches que nos réunions de « Barrons Addict Anonymes » ont le merveilleux épilogue de nous offrir des centaines d'idées, de la fan fiction au sextoy JZB en passant par des flash mob endiablées.
Cette semaine, il y en a une qui a  retenu mon attention,   c'est de faire une rubrique « phrases cultes made in JZB ».
Ben oui c'est vrai que je poste souvent des extraits entiers pour te replonger dans l'univers Barroniens, mais les phrases courtes auront l'avantage de te faire frémir l'intérieur de tes amygdales en peu de temps. Les extraits et les répliques n'auront pas de toutes façons la même incidence sur ton corps.
C'est un peu comme si tu comparais le fait de faire l'amour pendant des heures avec des préliminaires à n'en plus finir et le fait de te faire prendre comme une bête sur le plan de travail de la cuisine.
Voilà tu comprends ou je veux en venir? Ca  ne se compare pas, ça dépend de ton état d'esprit du moment si  tu as besoin de tendresse  ou si tu as juste envie de faire ressortir la chienne qui est en toi.

Apres ce petit aparté plein de poésie, je te laisse face à ton destin.  Alors savoures et kiffes ton orgasme.





« Le dénommé Jericho Barrons n’occupait pas l’espace, il le saturait littéralement. Avant son arrivée, la pièce était emplie de livres. A présent, elle était emplie…de lui. »


« Un picotement brûlant me parcourut à l’endroit où il avait posé sa bouche. Sous son regard acéré, j’avais la désagréable impression de n’être qu’une proie. »



« Il était vêtu avec l’élégance de ceux qui n’ont rien à prouver. Costume italien à la coupe parfaite, chemise blanche sans un faux pli, cravate aux coloris discrets, et bottines de cuir fin. Dire qu’il était beau serait inexact. Il rayonnait d’une virilité hors du commun. Tout en lui vibrait de sensualité : ses yeux où brillait la promesse d’étreintes audacieuses, sa bouche pleine faite pour les baisers les plus brûlants, son attitude fière et provocante…En un mot, il était exactement le genre d’homme que j’avais toujours fui comme la peste. »


« _Tss, tss…fit-il en secouant la tête. Un beau brun de fille comme vous, quel dommage ! Croyez-moi, vous ne tiendrez pas une semaine si vous vous obstinez ainsi. Toutefois, si vous vouliez me dire ce que vous savez, je pourrais augmenter légèrement vos chances de survie… »





« Puis il m’adressa un sourire glacial et hocha brièvement la tête, comme pour me dire : “Vous avez gagné la première manche, Mademoiselle Lane”.
_Ne vous réjouissez pas trop vite, murmura-t-il. »

« Si cet homme était l’hiver, j’étais l’été. Si j’étais le soleil, il était la nuit – une nuit noire, effrayante, agitée par la tempête… »

« Ma chambre, déjà petite en temps normal, était soudain devenue étouffante. Il me semblait que mon visiteur envahissait tout l’espace de sa présence magnétique, me laissant à peine assez d’air pour respirer. »



« Plus tard, lorsque je commençai à le connaître mieux – dans la mesure où l’on peut connaître Jericho Barrons – je compris qu’il faisait toujours en sorte de ne jamais tourner le dos à une porte ou à une fenêtre. Ce n’était pas une question de peur, mais de contrôle de la situation. »

« Si vous n’êtes pas avec moi, Mademoiselle Lane, vous êtes contre moi. Sachez que je n’ai aucune pitié pour mes ennemis."

« Apprenez qu’il y a deux sortes de personnes dans ce bas monde. Celles qui survivent à n’importe quel prix, et celles qui n’ont pas la force de lutter : les victimes. Vous faites partie de la seconde catégorie, Mademoiselle Lane. Vous n’êtes qu’une agnelle dans une cité de loups affamés. »

« _Pauvre agnelle qui a décidé de demeurer dans cette cité de loups affamés…Reste à savoir lequel vous dévorera le premier. »


« En un clin d’œil, il fondit sur moi et me plaqua sans ménagement contre la porte. Un fauve tenant sa proie entre ses griffes ne devait pas montrer plus froide résolution. »

« _Je ne sais pas ce qui me retient de vous flanquer mon poing dans la figure !
_La crainte de vous casser un ongle ? suggéra-t-il d’un ton si suave et si hautain qu’une nouvelle bouffée de rage monta en moi. »



« Je ne pus réprimer un mouvement de recul lorsqu’il m’apparut dans la pleine lumière qui l’environnait à présent de toutes parts. Jusqu’à cet instant, je ne l’avais pas vu tel qu’il était exactement. Jericho Barrons n’était pas seulement viril, il était charnel, dans le sens le plus animal du terme, au point qu’il en devenait inquiétant. »

« _Je suis basque et celte. Picte, pour être précis, mais je suppose que la subtilité vous échappe.
Contrairement à ce qu’il croyait, j’avais quelques notions d’histoire. Je m’expliquais mieux à présent ses yeux d’un noir d’encre, sa peau dorée et sa fierté ombrageuse. Je n’aurais pas cru qu’il pût exister un assemblage génétique aussi explosif ! »

« _Vous ferais-je peur, Mademoiselle Lane ?
_Pas du tout, mais je n’aime pas être brutalisée.
_Vous vous en remettrez. La nuit abrite des créatures bien pires que moi. »

« _Parfois, il faut tirer un trait définitif sur son passé pour se donner un avenir, reprit-il, comme s’il avait lu dans mes pensées. Ce n’est jamais facile, mais c’est ce qui fait la différence entre ceux qui s’en sortent et les autres, les victimes. Vous devez lâcher ce qui s’en va pour survivre à ce qui arrive. »




« _Enfer ! tonna-t-il. Ne voyez vous pas que vous nous mettez tous en danger, pauvre sotte ? Vous êtes une véritable calamité ! Un…un cauchemar rose bonbon ! »

« _Je ne cherche pas à vous aider, Mademoiselle Lane. Je pense seulement que vous pouvez m’être utile. Pour cela, j’ai besoin de vous vivante. »

« _Et faites quelque chose de vos cheveux, comme la nuit où je suis venu vous voir dans votre pension, par exemple.
_Vous voulez que j’ai l’air de sortir de mon lit ?
_Ou du mien, de préférence. Je vous donne une heure, pas une minute de plus. »


« _Tu changes de registre, on dirait ! Jolie, la gamine…D’où la sors-tu ?
_De mon lit, et elle y retourne bientôt.
_Elle sait parler ?
_Uniquement avec ma permission, mais en général, elle a la bouche trop pleine pour discuter. »

« _Si vous faites de nouveau une de vos pénibles allusions à ma bouche et à une fellation sur votre personne, ne comptez plus sur mon aide.
Je le vis croiser les bras, tandis que son regard se posait sur mes lèvres rouge vif.
_Dois-je en déduire qu’il existe d’agréables allusions à votre bouche et à une fellation sur ma personne, Mademoiselle Lane ?
Si c’est le cas, je serais heureux de les entendre. »



« Barrons venait de poser sur moi le regard le plus brûlant, le plus sensuel, le plus sexuellement explicite que j’aie jamais vu…et j’étais à peu près certaine qu’il ne s’en était même pas rendu compte…mais nous ne faisions pas partie du même monde. Les gazelles ne fraient pas avec les lions, surtout lorsqu’ils sont affamés de chair fraîche… »

« Il n’aurait pu le proclamer avec plus de force : j’étais à lui, rien qu’à lui. »

« (Barrons à Fiona)
_Là, ma belle, tu commets la même erreur monumentale que la plupart des femmes : tomber amoureuse du potentiel d’un homme. Il est rare que nous ayons le même avis que vous sur ce point, et encore plus que nous ayons l’envie de le réaliser. Cesse donc de te faire des illusions sur celui que tu voudrais que je sois, et regarde moi tel que je suis en réalité. »

« _Excellente question.
Une réponse typique de Barrons…c'est-à-dire, une réponse qui n’en était pas une. »




« _Ne vous séparez jamais de cette arme, vous m’avez compris ? Vous la garderez sur vous pour manger, pour dormir, pour vous laver, et même pour baiser ! »

« _Vous pouvez m’appeler par mon prénom…Jericho. Et merci de m’avoir sortie de là.
Je le vis hausser un sourcil amusé.
_Restez en à Barrons, Mademoiselle Lane, marmonna-t-il. »


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Un énorme YMCA à Karin qui nous a offert ces fiches et à Lea qui m'a envoyé ces phrases fétiches? C'est beau ce partage. J'en suis toute émoustillée de la croupe.




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EDIT

Bon les filles je vois que vous êtes unanimes sur la dernière photo, je vous propose donc si vous m'envoyez une photo de vous, de vous  faire une petite surprise.


vendredi 18 mai 2012

Jericho Z Barrons et l’Ondine sibylline #2 par Erika Cazaux

Salut à toi mon canard à l'orange,

Alors bon à moins que tu sois restée terrer au fin fond d'une cuve à vin depuis lundi ou que tu ais été enlevée par Nikos Aliagas pour t'apprendre le Sirtaki tu dois être au courant de la FANFICTION que nous écrit Erika. 
D'ailleurs si mes souvenirs sont bons, je t'ai un peu laissé lundi le cul tendu et la langue pendante après cet extrait. Tu as réclamé une suite et comme avec Erika nous ne sommes que générosité et amour on a pas voulu te faire patienter trop longtemps.
Voilà roules toi en boule dans ce nouvel extrait. C'est doux comme du pilou.

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Si tu as envie de te rafraîchir la mémoire c'est par ici. Profites en aussi pour te rafraîchir sous les bras je crois que ton déo t'a lâché le maraud.



Un énorme YMCA à CERES pour ce magnifique montage qui te donne
envie d'imiter le cri du phoque tellement c'est beau!!!


Jericho Z Barrons et l’Ondine sibylline

                                                                                                                     Extrait n°2

            Barrons avait rapidement réussi à rejoindre une des cavernes suffisamment hautes logée dans la roche de la falaise afin de se protéger de la tempête qui ravageait en cet instant même les alentours océaniques. Bien que rencognés dans les entrailles du promontoire, ils étaient hors de danger tant qu’ils demeureraient confinés dans cette grotte. En aucun cas ils ne devaient s’aventurer à l’extérieur de cette concavité, même si la tension libidinale devenait de plus en plus insupportable. Barrons ne doutait pas un seul instant qu’Asgard, lui aussi avait trouvé un abri pour déjouer l’orage qui s’abattait sur les hauteurs de cette région.
Cette excavation était profonde mais étroite. Plus on s’enfonçait dans l’embouchure principale, plus l’opacité régnait. Sur le sol, jonchaient les restes de brindilles ayant embrasés un récent feu. Ces cavités n’étaient pourtant que rarement visitées. Seuls les plus avertis, comme Barrons, séjournaient sur ses sites. Nonobstant, ils révélaient un décor des plus enchanteurs et engageants.

Dans l’intention de ne laisser paraître aucun trouble et par la même occasion, faire valoir son hégémonie, Barrons déposa brutalement la donzelle à terre. Toutefois, il s’était au préalable assuré qu’elle tomberait sur la matière la plus à même d’amortir sa chute. Comme elle ne souhaitait pas montrer sa faiblesse, la femme étouffa un cri de douleur, elle non plus ne voulait témoigner à cet homme insolent aux méthodes barbares aucun sentiment. Elle conserva la tête baissée ce qui parut une éternité à Barrons si bien qu’il décida de mettre de la distance entre lui et cette créature qui n’avait pas songé à remettre en place sa tunique et dévoilait alors bien trop de peau dénudée à des yeux qui ne pouvaient en soutenir davantage. Son corps était à cet instant traversé d’une passion dévorante, il n’avait qu’une idée en tête : la posséder !

La tempête était à son comble. De la place où Barrons se tenait, il était témoin d’un spectacle naturel extraordinaire. Cependant, bien qu’il fut d’une beauté époustouflante, celui-ci les assujettissait à son plein déploiement jusqu’à ce que le retour au calme n’advienne.
Barrons s’était posté au seuil de la caverne et contemplait, songeur, les giboulées qui venaient s’écraser sur la falaise, le vent soufflait bruyamment et si fort que les vagues semblaient se déchaîner et danser dans un rythme effréné. Le ciel s’enténébrait rapidement. Bientôt, même lui ne pourrait plus observer le déferlement naturel.

Malgré son éloignement de la jeune femme, l’ouïe dont il jouissait lui permettait d’entendre dans un murmure à peine articulé le pronom interrogatif « Pourquoi ? » répété inlassablement. Il avait la sensation qu’elle était dans un état second et il n’était pas en mesure de tolérer les jacassements d’une femme insensée et perturbée. Il ne s’essayait même pas à rechercher la signification d’une telle demande, il était lui-même en proie à ses propres démons qui l’assaillaient à ce moment précis. Il était donc déjà suffisamment préoccupé à dompter ses besoins qui le fustigeaient de toute part. Se tenir si prêt d’une jeune femme qui éveillait en lui à ce point son instinct animal n’était de bonne augure ni pour lui, ni pour elle. Il allait devoir mener une lutte infernale et acharnée pour ne pas lui sauter dessus ni la violenter comme ses pulsions lui ordonnaient de faire. Combien il était difficile pour Barrons de réprimer ses envies bestiales, les mêmes qui faisaient de lui un amant prodige ! Et pourtant, son animalité allait devoir disparaître car ils étaient acculés dans cet espace exigu pour quelques heures encore. Il l’avait escorté jusqu’à cette grotte reculée, ne pouvant espérer regagner les hauteurs de la falaise. La tornade les aurait empêchés de trouver un refuge moins étroit suffisamment vite. Il avait dû se résoudre à s’attarder pour les heures à venir dans cet emplacement qui lui laisserait peu le loisir d’exprimer la bestialité qui incendiait son corps depuis bien trop longtemps maintenant.

Pendant que Barrons s’efforçait d’étouffer ses ardeurs amplifiées par le temps survolté et l’étroitesse du lieu, la jeune femme, quant à elle, épouvantée, contrite et désabusée, retrouvait sa vigueur…

Tandis qu’il tentait toujours de refouler dans un endroit de son corps qu’il connaissait à la perfection ce désir insolite, pour devoir y reléguer régulièrement des désirs inassouvis, le son mélodieux de la voix de la jeune femme le fit tressaillir. 
Lui qui, habituellement n’était jamais pris au dépourvu, toujours prêt à affronter n’importe quelle situation, toutes les plus invraisemblables les unes que les autres, s’était laissé piégé par le ton désinvolte de la femme qu’il avait certainement sauvé d’une mort atroce. 


Il ne se retourna pas lorsqu’elle lui demanda d’une voix douce, sensuelle et chantante :  « Mais qui êtes-vous ? ».


 De longues minutes passèrent avant que la femme ne se lève, rejoigne Barrons et pose sa main délicatement sur le flanc de celui-ci. Cette fois-ci, il avait senti venir l’offensive de cette étrange femme et resta totalement stoïque à la chaleur que diffusa ce contact innocent. Il se recula subrepticement et fit face à la jeune femme. Il s’écoula près d’un siècle avant que l’un d’eux n’émette un son. Ils commencèrent par se défier du regard, tandis que les prunelles de l’homme sauvage d’un noir de jais étaient assassines, les yeux bleu azur de la jeune femme encore échevelée du mauvais traitement de son sauveteur, lançaient quant à eux des étincelles. D’ailleurs à l’instant où chacun riva ses yeux sur l’autre, un éclair zébra le ciel et l’éclaira d’une lumière iridescente. Alors, la foudre qui tomba très proche d’eux, suivit. Mais, aucun ne sursauta, ni ne détourna le regard de celui de l’autre. Ils n’avaient même pas entendu le fracassement qui s’était produit non loin d’eux. En cet instant, la terre s’était arrêtée de tourner, plus rien n’existait sinon l’animosité d’une farouche défiance entre une femme et un homme acariâtres. Même la condescendance ostentatoirement affichée sur leur visage respectif n’atténuait l’élégance de chacun. Ils n’en demeuraient pas moins scandaleusement beaux. Les traits fins et ciselés du délicieux minois de la jeune femme contrastaient avec les lignes plus anguleuses et affirmées de la face de l’homme. La mâchoire de celui-ci semblait avoir été dessinée d’un fin pinceau tellement elle était merveilleusement taillée.
Et l’un et l’autre s’observaient, se découvraient le plus naturellement possible. Il s’écoula un long moment avant que le regard de chacun ne s’adoucisse et ne se détende.
Toutefois, Barrons finit par se perdre dans les prunelles bleutées de la jeune femme frappée de la grâce de Freyja[1] à sa naissance. Cette dernière, quant à elle, ne pouvait s’astreindre à soustraire ses pupilles de l’incandescence qui flamboyait dans les iris de cet homme chaud comme la braise.

L’orage avait cédé la place à une pluie tonitruante qui s’écrasait contre le toit en roche qui leur servait d’abri. L’air était lourd et pesant, non pas tant à cause de la tempête qui s’était abattue sur la région, mais plutôt de l’électricité qui émanait de ces regards échangés. Aucun ne semblait disposé à prendre la parole le premier. Tous deux faisaient preuve d’une telle fatuité que cela commençait à en devenir ridicule. Au même instant, ils ouvrirent la bouche sans même se lâcher des yeux, l’un pour brailler : « ENFER !!! » et l’autre pour seulement demander d’une voix claire et ferme : « Pourquoi ??? ». Chacun interrompit sa phrase, enfin il serait plus exact d’écrire : chacun n’énonça qu’un modeste mot.
Ils se replongèrent dans une contemplation plus interrogative cette fois-ci comme si chacun tentait de percer à nu l’autre. Barrons vrilla le premier son regard afin de le laisser parcourir et dessiner les formes plutôt pulpeuses et mouillées de la jeune femme. Il était plus facile pour lui de se faire passer pour un homme viril qui appréciait la volupté des femmes plutôt que de laisser transparaitre la moindre émotion. Aucune femme, en de si nombreuses années, nombreuses décennies, ou plus exactement nombreux siècles n’avait pu atteindre l’âme de cet homme mystérieux, ce n’était pas une folle suicidaire qui s’y rendrait sans même la promesse d’une étreinte échangée. La jeune femme fût très surprise d’une telle attitude primaire de l’homme qui venait de la préserver de…, oui de quoi ? Songea-t-elle. Mais que faisais-je au bord de l’eau alors qu’une tempête imminente menaçait d’éclater ?

L’homme, quant à lui, poursuivait le voyage visuel du corps très peu vêtu de la damoiselle et sur lequel ruisselait encore de fines gouttelettes de pluie reçues lors de son périple vers ce liquide matriciel qui l’avait enjointe de s’approcher. Ce tissus déjà très fin à l’origine et maintenant humide, mettait effrontément en valeur ses formes plantureuses et notamment laissait deviner, l’aréole de ses seins. Ses tétons, qui, lorsqu’elle prit conscience du désir qui brûlait dans le regard de l’homme, se durcirent sous les effets d’émotions consécutives antagonistes. Tout d’abord, elle avait ressenti l’indignation d’un tel affront, puis le plaisir de provoquer une ardeur immodérée chez cet homme qui est beau à se damner, venait-elle de s’avouer à demi-mot dans son esprit embrumé par la chaleur torride qui régnait soudainement dans l’atmosphère. Ensuite, elle éprouva de la colère de s’enticher ainsi d’un inconnu aux manières rustres. Sentiment qui fut aussitôt balayé par son propre désir de dévêtir l’homme afin de contempler ce corps qui semblait si parfaitement sculpté à la serpe. 
Il portait à la perfection un tartan de couleurs chaleureuses, dont le haut laissait entrapercevoir des pectoraux protubérants et des abdominaux façonnés tels des sillages aussi vallonnés que les plaines de la région. Les divers muscles puissamment développés de ses bras étaient, quant à eux, sanglés par un vêtement bien trop étriqué pour un homme de cette carrure. Seul ornement qu’elle ne lui aurait pas ôté était le lacet rouge qui barrait son front et retenait une toison soyeuse d’un noir corbeau qui cascadait sur ses épaules. 
Après un scrupuleux examen anatomique de son bourreau, son mental réussit tout de même à reprendre le dessus un bref instant pour lui intimer de cacher sous ses propres mains finement ridicules sa poitrine bien trop aguicheuse. Elle susurra alors tendancieusement : « Messire, enfin !!! » tout en essayant d’observer un regard désapprobateur. Immédiatement après sa réplique peu convaincante, une question des plus coquines s’imposa à son esprit : son membre seulement caché par ce ridicule bout de tissu, était-il taillé proportionnellement à son corps ?

Elle n’eut le temps de chasser de son esprit l’objet de sa convoitise naissante, qu’avec force elle fut projetée contre la roche. Barrons venait d’une main ferme de l’acculer contre le mur. La rudesse de la pierre et ses formes calleuses lui blessèrent le dos. Mais l’indélicatesse de l’acte inattendu de son ravisseur l’avait laissée sans voix. Constatant dans ses yeux autant d’envie que de mépris, Barrons la maintint de sa main droite toujours résolument appuyée sur le bas-ventre de la jeune femme et lui menotta de son autre main les deux bras au-dessus de sa tête afin de lui montrer qui maîtrisait la situation ! Tous deux ainsi déployés, Barrons la dominait de deux têtes au moins. Le désir observé dans les prunelles de la jeune vierge excitée fléchit et une certaine crainte s’y imprima. Malgré lui, il se sentait satisfait et se félicitait d’induire en si peu de temps autant de sentiments contradictoires chez la femme qu’il convoitait férocement. Comme pour asseoir son pouvoir, il la déshabilla du regard de la tête au pied. Cette dernière était secouée de spasmes autant dus aux supplices humiliants endurés qu’au plaisir provoqué par l’évidente excitation d’un homme si remarquablement séduisant. Des larmes se formèrent dans les yeux de la jeune femme dont les états d’âme oscillaient dangereusement et risquaient de la détruire. Après ce qu’elle avait vécu quelques jours plus tôt, elle n’était plus que l’ombre d’elle-même, et pour cause, tout lui avait été dérobé.

Barrons s’aperçut immédiatement de la vulnérabilité de la jeune femme qui jusqu’à présent lui avait tenu tête. Il parvint enfin, non sans difficulté, à calmer le feu intérieur qui lui brûlait ses organes internes et surtout à dompter la vague déferlante qui se propageait dans son bassin.

Il s’éclaircit la gorge en lançant son juron favori : « ENFER !!! » et se décida alors à interroger cette femme. Il ne pût tout de même s’empêcher de rétorquer d’un ton audacieux et de plus en plus mesquin, après tout il était tout de même Jéricho Z Barrons : « Mais que faisiez-vous, Lass, si prêt de l’eau ? Êtes-vous totalement folle ou suicidaire ? Vous n’aviez peut-être pas remarqué qu’une tempête s’apprêtait à s’abattre aux abords de l’océan ? Êtes-vous aveugle ? … Je dirai plutôt inconsciente… car à en juger par la manière dont vous me dévoriez des yeux et l’effet que je produisais sur vos zones érogènes sans même vous touchez, me laissent penser que votre acuité visuelle n’est pas à remettre en question ! ».
Il éclata d’un rire doucereux qui empourpra davantage, comme si cela avait été possible, les joues de la demoiselle. Qu’allait-elle pouvoir répondre à cet interrogatoire cuisant ? Heureusement, il n’était pas sadique au point d’exiger une réponse après une telle entrée en matière. Il stoppa brusquement son rire dont le dernier écho au fond de la grotte raisonna un instant encore. Le silence revenu, il renchérit : « Lass, je vous ai posé une question … Que faisiez-vous à deux pas d’une mer totalement ébranlée ? » La jeune femme rassurée que ce soit précisément cette interrogation à laquelle il attendait une réponse, ne put cependant que formuler d’une voix atone : « Je ne sais pas. ». Barrons s’emporta, retira sa main toujours déposée sur le bas-ventre de la femme désemparée pour cogner brutalement contre la roche au niveau de son visage. Lorsque celui-ci avait levé le poing, elle avait instinctivement clos ses paupières et senti que son énergie la quittait. Ses jambes vacillèrent et Barrons relâcha les bras qu’il maintenait toujours contre la roche pour la soutenir.
            L’homme se pressa contre elle si fort qu’elle en eût le souffle coupé et ne pût que chuchoter : « Mais qui êtes-vous ? ». Celui-ci, lui adressa une réponse évasive sur un ton sévère : « Celui qui vous a sauvé d’une noyade certaine, folle Lass ! ». La jeune femme ne réitéra pas sa question, elle avait compris qu’elle n’obtiendrait pas de réponse plus précise de cet homme laconique qui néanmoins, à en juger la dureté de son sexe érigé contre son bas-ventre, la désirait, elle !
Elle murmura d’une voix faible :
« Arielle…
- Je vous demande pardon Milady ?
- Arielle… c’est la seule chose dont je me souvienne à mon sujet… mon prénom ! »

          La jeune femme éplorée par cet aveu, sembla se briser puis s’effondra brutalement au creux des bras de Jericho Z Barrons.

***




[1] Déesse pouvant être considérée comme l’équivalent de la Déesse Aphrodite ou bien 
Vénus selon l’origine mythologique.


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Alors il envoie pas de la bûche cet extrait?
Ça commence à bien prendre forme nan?
Reviens lundi et tu auras la suite.
Oui je sais je suis diabolique
HAHAHA


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